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La Côte d’Ivoire rejette les candidatures électorales de l’ex-président Gbagbo, ancien chef rebelle Soro

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Les autorités électorales ivoiriennes ont rejeté les appels de l’ancien président Laurent Gbagbo et de l’ancien chef rebelle Guillaume Soro pour être autorisés à se présenter aux élections d’octobre dans le pays, a déclaré vendredi un responsable.

La décision du président Alassane Ouattara de briguer un troisième mandat en octobre a déjà provoqué l’indignation des groupes d’opposition et de la société civile, qui l’ont qualifiée de «coup d’État» risquant de provoquer le chaos.

Gbagbo et Soro avaient fait appel à la Commission électorale indépendante (CEI) contre une décision de ne pas les inclure dans les listes électorales pour le scrutin.

“Les décisions sont affichées depuis le 18, la CEI n’a pas accédé à leurs demandes”, a déclaré à l’AFP Inza Kigbafori, responsable de la communication de la CEI.

Ouattara, au pouvoir depuis 2010, avait déclaré en mars qu’il ne se présenterait pas à une réélection. L’opposition dit qu’il est incapable de se présenter parce que la constitution limite les présidents à deux mandats.

Ouattara a changé de position après la mort subite du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly – considéré comme le successeur oint de Ouattara – d’une crise cardiaque en juillet.

La nouvelle choc a intensifié les tensions avant le vote du 31 octobre, qui se déroule dans l’ombre portée par la violence après l’élection de 2010 qui a tué environ 3 000 personnes.

Gbagbo a été libéré sous condition par la Cour pénale internationale (CPI) après avoir été innocenté en 2019 de crimes contre l’humanité.

Son retour en Côte d’Ivoire serait sensible avant l’élection présidentielle. Son parti du Front populaire ivoirien (FPI) l’a exhorté à jeter son chapeau dans le ring électoral.

Soro, un ancien chef rebelle, a été contraint à l’exil volontaire en France face à une longue liste de problèmes juridiques dans son pays.

Il a été un chef de file dans une révolte de 2002 qui a divisé l’ancienne colonie française dans le nord contrôlé par les rebelles et le sud contrôlé par le gouvernement et a déclenché des années de troubles.

Il était autrefois un allié de Ouattara, l’aidant à prendre le pouvoir pendant la crise post-électorale de 2010. Les deux se sont finalement disputés.

(AFP)

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