News

Les partisans de l’ex-leader ivoirien Gbagbo déposeront leur candidature aux élections malgré la décision du tribunal

Publié le:

Les partisans de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, qui vit en exil à Bruxelles après avoir perdu la guerre civile en 2011, ont déclaré mercredi qu’ils déposeraient une candidature en son nom pour les élections d’octobre. L’annonce intervient un jour après qu’un tribunal ivoirien a confirmé la décision de radier l’ancien chef de la liste électorale en raison d’une peine de 20 ans de prison.

Une coalition pro-Gbagbo appelée Ensemble pour la démocratie et la souveraineté a déclaré dans un communiqué “qu’elle soumettra la candidature du président Laurent Gbagbo, conformément aux procédures prévues”.

Mais un jour plus tôt, un tribunal ivoirien a confirmé la décision de la commission électorale du pays de radier Gbagbo de la liste électorale, a déclaré mardi son avocat à l’AFP. “C’est un non définitif”, a déclaré à l’AFP Claude Mentenon, ajoutant qu’il n’y avait plus de recours légal en Côte d’Ivoire.

Les responsables électoraux avaient déjà rejeté les appels de Gbagbo et de l’ancien chef rebelle Guillaume Soro pour être autorisés à participer à l’élection présidentielle du 31 octobre, au cours de laquelle le président sortant Alassane Ouattara est candidat à la réélection.

Tout candidat reconnu coupable d’un crime rayé automatiquement de la liste

Le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, a déclaré en août, lorsque la liste électorale révisée a été révélée, que toute personne reconnue coupable d’un crime serait rayée de la liste des candidats.

Quatre candidats en tout n’ont pas été autorisés à se présenter aux élections pour ces motifs.

Le premier producteur mondial de cacao reste marqué par une brève guerre civile qui a éclaté après les élections de 2010, lorsque Gbagbo, alors président, a refusé de céder au vainqueur, Ouattara. Les mois de violence qui ont suivi ont fait environ 3 000 morts.

Gbagbo, qui vit actuellement en Belgique, a été libéré sous condition par la Cour pénale internationale (CPI) après avoir été innocenté en 2019 de crimes contre l’humanité. L’accusation a fait appel de cette décision.

Mais il a été condamné par contumace à une peine de 20 ans en novembre dernier pour le «pillage» de l’antenne locale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise post-électorale.

En théorie du moins, il pourrait être emprisonné à son retour, ce qui fait de tout retour en Côte d’Ivoire un sujet politique sensible à trois mois de l’élection présidentielle.

Les élections présidentielles de 2020 devaient déjà être tendues, après des années de turbulences politiques.

La violence qui a suivi l’annonce par Ouattara de sa candidature à un troisième mandat a fait au moins huit morts en août.

(FRANCE 24 avec AFP)

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page