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Le groupe EI revendique le coup de couteau mortel d’un responsable de la sécurité tunisien

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Le groupe État islamique (EI) a revendiqué lundi la responsabilité d’une attaque au couteau en Tunisie la veille, qui a tué un officier de la Garde nationale et en a grièvement blessé un autre.

Le groupe EI a déclaré que ses “combattants” avaient mené l’attaque dimanche dans la ville côtière tunisienne de Sousse, dans un communiqué publié par sa branche de propagande Amaq sur le service de messagerie Telegram.

La plainte est intervenue alors que les autorités tunisiennes ont déclaré avoir arrêté sept personnes soupçonnées de liens avec l’attaque meurtrière de dimanche dans un quartier touristique de Sousse.

Le porte-parole de la garde nationale, Housameddine Jbabli, a déclaré lundi à Radio Shems que sept suspects étaient détenus par les autorités antiterroristes.

Dimanche, les forces tunisiennes ont abattu trois assaillants présumés. Parmi les sept détenus, il y a la femme de l’un des assaillants morts et les deux frères d’un autre. Jbabli a déclaré qu’une enquête préliminaire avait montré que les attaquants avaient développé des liens en ligne avec des réseaux étrangers pour savoir comment fabriquer des explosifs.

Sousse a été le site de l’attaque extrémiste la plus meurtrière de Tunisie en 2015, lorsqu’un massacre a tué 38 personnes, pour la plupart des touristes britanniques. Cette attaque a porté un coup dur au secteur touristique tunisien, un pilier de l’économie nord-africaine.

Série d’attaques

La Tunisie, depuis sa révolution populaire de 2011, a été frappée par une série d’attaques jihadistes qui ont tué des dizaines de membres du personnel de sécurité, des civils et des touristes étrangers.

Un attentat suicide contre les forces de sécurité protégeant l’ambassade des États-Unis à Tunis a tué un policier tunisien et fait plusieurs autres blessés en mars.

Trois attaques meurtrières majeures revendiquées par le groupe EI ont secoué le pays en 2015.

Une attaque contre le musée du Bardo de la capitale en mars a tué 21 touristes étrangers et un agent de sécurité.

Elle a été suivie trois mois plus tard de la fusillade déchaînée à Sousse, qui a tué 38 touristes.

Puis, en novembre 2015, une bombe sur un bus dans le centre de Tunis a tué 12 gardes présidentiels.

Si la situation s’est considérablement améliorée depuis lors, la Tunisie a maintenu l’état d’urgence. Les agressions contre les forces de sécurité ont persisté, principalement dans les zones reculées le long de la frontière avec l’Algérie.

(FRANCE 24 avec AFP et AP)

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