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L’OIM et les autorités nigériennes sauvent 83 migrants abandonnés dans le désert du Sahara

Des soldats armés de la Garde nationale nigérienne protègent un convoi traversant le désert du Sahara du Niger au nord de la Libye, souvent avec des travailleurs nigériens sur des camions surchargés destinés au travail dans les mines, le 8 octobre 2018 à Agadez, au Niger. (Photo par Scott Peterson / Getty Images)
PHOTO DE FICHIER: Des soldats armés de la Garde nationale nigériane protègent un convoi traversant le désert du Sahara du Niger au nord jusqu’à la Libye. (Photo par Scott Peterson / Getty Images)

83 migrants ont été secourus jeudi dernier d’une zone reculée du désert du Sahara dans le cadre d’une opération conjointe de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et de la Direction générale de la protection civile (DGPC) dans la région nord d’Agadez au Niger.

Les migrants, qui étaient transportés dans quatre camionnettes en Libye, ont été abandonnés après que les passeurs ont repéré des véhicules militaires et se sont enfuis au lieu de risquer d’être arrêtés. Les migrants ont déclaré que les passeurs avaient pris tous leurs biens avant de s’enfuir.

L’OIM a déclaré que parmi les 83 personnes se trouvaient 42 hommes et 41 femmes, la plupart d’entre eux étant des Nigérians. Les autres nationalités identifiées parmi les migrants étaient originaires du Ghana, du Mali et du Togo.

Selon l’OIM, la zone dans laquelle le sauvetage a eu lieu est celle où des centaines de migrants auraient péri de déshydratation, d’accidents de véhicules et d’agressions au fil des ans.

L’OIM a noté qu’il était courant que des véhicules transportant des migrants tombent en panne dans le désert et que des passeurs se perdent ou abandonnent leurs passagers par peur des points de contrôle ou des patrouilles militaires.

Les migrants ont été retrouvés dans un état déplorable, souffrant de déshydratation, de blessures et nécessitant une assistance médicale immédiate.

«Nous avons été bloqués pendant trois jours sans nourriture ni eau. Nous avons cherché de l’eau, mais nous n’avons trouvé que des puits sales utilisés par le bétail. Donc, nous n’avons pas pu boire du tout », a déclaré l’un des migrants.

Les migrants ont été transférés dans une installation COVOD-19 à Dirkou où ils devaient être maintenus en quarantaine pendant 14 jours, après quoi ceux qui souhaitent rentrer seront enrôlés dans un programme de retour volontaire.

Le maire de Dirkou Boubacar Djaram a salué l’opération conjointe de l’OIM et de la DGPC.

«Les migrants secourus jeudi dernier ont été retrouvés dans un lieu isolé loin de toute forme de vie. Sans cette collaboration entre l’OIM et la Protection civile, ces personnes auraient péri sans laisser de trace.

L’OIM a déclaré que 404 migrants avaient été secourus rien qu’en 2020 grâce aux opérations de son équipe de recherche et de sauvetage (SAR) à Agadez et Dirkou.

De plus, au cours des quatre dernières années, 1 876 migrants ont été secourus dans le désert du Ténéré au Niger grâce à des opérations conjointes de l’OIM, de la DGPC et des autorités locales.

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