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Massacres en RD Congo liés aux violences intercommunautaires

Un policier congolais veille devant un bureau de vote du quartier Mavivi à Beni le 31 mars 2019 lors d’élections parlementaires partielles qui se sont tenues aujourd’hui dans des parties du pays qui n’ont pas pu participer au vote de décembre en raison de problèmes de sécurité et d’une épidémie d’Ebola en cours. (Photo par Luke DENNISON / AFP) (Crédit photo doit se lire LUKE DENNISON / AFP / Getty Images)
PHOTO DE DOSSIER: Un policier veille dans un quartier de la République démocratique du Congo. (Crédit photo LUKE DENNISON / AFP / Getty Images)

Une source de la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République démocratique du Congo a déclaré que la violence intercommunautaire aurait pu être la cause probable de deux massacres meurtriers récents dans la province d’Ituri.

Le ministre de l’Intérieur de la province de l’Ituri, Adjio Gidi, avait blâmé les Forces démocratiques alliées, un groupe rebelle musulman, pour les deux attaques. Lors de la première attaque, 23 personnes ont été tuées mardi dans le territoire d’Irumu, dans le sud de l’Ituri, puis 35 autres jeudi.

Cependant, la source onusienne a déclaré à l’AFP que les attaques pouvaient avoir eu lieu entre des communautés et il a ajouté qu’elles n’avaient pas «obtenu de confirmation des chiffres du (nombre de morts)».

«Cela ne semble pas être l’ADF», a déclaré la source. «Il semble que ce soient des conflits intercommunautaires.»

Des groupes armés des communautés Hema et Lendu se sont engagés dans de longues batailles de 1999 à 2007 le long de la frontière entre la RD Congo et l’Ouganda au plus fort des années de guerre du pays.

Des attaques de représailles entre les Lendu et les Hema ont éclaté en 2017 après des années de calme relatif alors que les tensions foncières et d’autres problèmes non résolus ont refait surface.

L’ADF, originaire d’Ouganda et créée en 1986, a prêté allégeance à l’État islamique et le groupe a approuvé certaines attaques des ADF; cependant, les chercheurs affirment qu’il n’y a aucune preuve d’une collaboration étroite.

Fin 2019, l’armée congolaise a lancé une répression contre les milices à l’est, entraînant des attaques de représailles au cours desquelles des groupes armés ont tué des centaines de personnes.

Un rapport du Bureau conjoint des droits de l’homme des Nations Unies (UNJHRO) en juillet a déclaré que les attaques commises par les ADF pourraient constituer des crimes de guerre.

Le BCNUDH a estimé qu’au moins 1 066 civils ont été tués et 176 autres blessés, tandis que 717 autres ont été enlevés par des combattants des ADF dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri depuis le début de l’année dernière jusqu’à la fin juin.

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