News

L’ancien Premier ministre ivoirien Soro exhorte l’opposition à bloquer légalement la candidature de Ouattara

Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, surveille lors du lancement d’un nouveau mouvement appelé “ Comité politique ”, une semaine après sa démission de président le 15 février 2019 à Abidjan. – Soro est membre du parti du Rallye des Républicains (RDR) du président ivoirien Alassane Ouattara, mais on dit qu’il s’est brouillé avec lui. Ouattara a néanmoins déclaré qu’il n’y avait “aucun problème” entre eux, ajoutant: “Je n’exclus pas qu’il revienne”. (Photo par ISSOUF SANOGO / AFP) (Crédit photo doit lire ISSOUF SANOGO / AFP via Getty Images)
PHOTO DE DOSSIER: l’ancien Premier ministre ivoirien Guillaume Soro. (Crédit photo ISSOUF SANOGO / AFP via Getty Images)

L’ancien Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a exhorté l’opposition à utiliser des moyens légaux pour bloquer la candidature controversée du président sortant Alassane Ouattara, ce qui le verrait potentiellement remplir un troisième mandat.

Soro a déclaré aux journalistes à Paris, la capitale française, que les Ivoiriens ne voulaient pas d’une élection dans sa forme actuelle.

«J’appelle à l’unité d’action de l’opposition pour arrêter M. Ouattara… par tous les moyens légaux et légitimes», a-t-il déclaré.

C’était le premier commentaire de Soro en public depuis que la Cour constitutionnelle de Côte d’Ivoire lui a interdit, ainsi qu’à l’ancien président Laurent Gbagbo, de se présenter à l’élection présidentielle du mois prochain.

La décision du tribunal a cependant autorisé Ouattara à briguer un troisième mandat, provoquant de violentes manifestations dans plusieurs villes.

Au moins une douzaine de personnes ont été tuées depuis que les manifestations contre la candidature présidentielle de Ouattara ont éclaté en août.

En mars, Ouattara a déclaré qu’il ne chercherait pas à être réélu mais a fait demi-tour et a formellement accepté la nomination du parti au pouvoir suite au décès de son candidat et ancien Premier ministre Amadou Gon Coulibaly en juillet.

Ses détracteurs et opposants ont rapidement critiqué sa décision en disant que ses actions étaient en violation de la constitution qui ne permettait à un président de servir que pour deux mandats. Le titulaire a toutefois riposté en disant que ses deux premiers mandats ne comptaient pas dans la nouvelle constitution adoptée en 2016.

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page