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L’avortement, une “ course à obstacles ” pour les femmes en République démocratique du Congo

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Chaque jour, environ 400 femmes ont des avortements à risque à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo. FRANCE 24 s’est entretenu avec des membres de l’ONG Afia Mama, qui fournit un soutien psychologique, médical et juridique aux femmes souhaitant se faire avorter.

Bien que la RDC ait signé et ratifié le protocole de Maputo, qui permet aux femmes d’interrompre une grossesse en cas de viol ou si cela menace leur santé, le code pénal congolais continue d’interdire les avortements.

«Le fait que la loi soit incohérente signifie que l’État n’investit pas dans l’infrastructure requise. Il n’y a pas de médecins formés et il n’y a pas d’informations», explique la directrice d’Afia Mama, Anny Modi. “C’est donc vraiment une course à obstacles pour les femmes qui veulent interrompre leur grossesse.”

Pour faciliter l’accès aux droits reproductifs, plusieurs parlementaires appellent désormais à une refonte de la législation congolaise.

«Notre objectif est de sensibiliser, car il y a beaucoup de gens qui ne comprennent pas l’intérêt de légaliser l’avortement», déclare la législatrice Solange Masumbuko Nyenyezi. “Si nous ne changeons pas la loi, nous en paierons le prix, que ce soit par des décès supplémentaires ou par le coût de la garde de ces enfants non désirés.”

Cliquez sur le joueur ci-dessus pour visionner le reportage de Clément Bonnerot et Juliette Dubois.

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