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Le cabinet italien affaiblit les lois anti-migrants strictes de Salvini

Un bateau de migration surchargé traversant la mer Méditerranée. [Photo -AFP]

Le cabinet italien a assoupli mardi les lois anti-migrants strictes rédigées par le chef d’extrême droite Matteo Salvini, facilitant ainsi la demande de protection humanitaire ou l’obtention de permis de travail.

Le gouvernement de coalition de centre-gauche s’était engagé en arrivant au pouvoir l’année dernière à réviser les lois draconiennes de Salvini, qui sanctionnaient les navires de bienfaisance secourant des migrants en Méditerranée, et avait été largement critiqué par les militants des droits de l’homme.

«Un mur a été abattu en Italie. Nous avons pris un certain temps, un peu trop longtemps, mais maintenant, les soi-disant «décrets de sécurité» de Salvini ne sont plus », a tweeté Giuseppe Provenzano, un ministre du Parti démocrate (PD) co-dirigeant.

Salvini, chef de la Ligue, avait fait de la répression des migrants sa priorité en tant que ministre de l’Intérieur, une décision qui a renforcé sa popularité dans un pays qui est devenu la principale porte d’entrée des migrants traversant la Méditerranée centrale.

Il a notamment mis fin aux permis de séjour de deux ans «protection humanitaire» – un statut d’asile inférieur basé sur le droit italien plutôt que sur le droit international – qui avaient été accordés à 25% des demandeurs d’asile en 2017.

L’asile n’était accordé qu’à ceux qui risquaient d’être torturés s’ils étaient rapatriés. La protection sera désormais étendue à ceux qui risquent d’être soumis à des traitements inhumains ou dégradants, ou de voir leur droit à la vie privée et familiale violé.

Dans le cadre de sa politique de «fermeture des ports», Salvini a infligé des sanctions sévères aux associations caritatives menant des opérations de recherche et de sauvetage, décrétant que leurs bateaux pouvaient être confisqués et les capitaines condamnés à une amende allant jusqu’à un million d’euros (1,1 million de dollars).

Les organismes de bienfaisance effectuant des sauvetages conformément au droit maritime et en coordination avec les autorités nationales ne seront plus condamnés à une amende. Les activités illégales seront au contraire punies d’amendes comprises entre 10 000 et 50 000 euros et d’une éventuelle peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans.

La nouvelle loi réintroduit également l’utilisation de centres d’accueil plus petits pour accueillir les demandeurs d’asile, que Salvini avait abandonnés.

Les migrants bénéficiant d’un permis de séjour auront la possibilité de les convertir en permis de travail, a déclaré le bureau du Premier ministre.

«Le gouvernement ouvre les portes et les ports aux migrants illégaux», a tweeté Salvini, ajoutant: «L’Italie mérite mieux».

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