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La RD Congo va enquêter sur les allégations d’abus sexuels commis par des travailleurs d’Ebola

BUTEMBO, CONGO – 27 JUILLET: Un membre du secteur de la santé inocule un homme soupçonné d’Ebola pour qu’il prenne des précautions contre la maladie à Butembo, en République démocratique du Congo, le 27 juillet 2019 (Photo de JC Wenga / Agence Anadolu via Getty Images)
BUTEMBO, CONGO – 27 JUILLET: Un membre du secteur de la santé inocule un homme pour la suspicion d’Ebola pour qu’il prenne des précautions contre la maladie à Butembo, en République démocratique du Congo, le 27 juillet 2019 (Photo de JC Wenga / Agence Anadolu via Getty Images)

La RD Congo a déclaré jeudi qu’elle ouvrirait une enquête sur les accusations selon lesquelles des travailleurs internationaux dans une campagne anti-Ebola avaient abusé sexuellement des femmes locales.

Un rapport du mois dernier a déclaré que des dizaines de femmes ont décrit l’exploitation sexuelle par des travailleurs humanitaires de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) des Nations Unies et de grandes ONG lors de l’épidémie d’Ebola 2018-2020 dans l’est de la République démocratique du Congo.

«Le gouvernement congolais agira. Nous allons mettre en place une équipe d’enquête qui se rendra au Nord Kivu (province) pour y mener l’enquête », a déclaré le ministre de la Santé Eteni Longondo lors d’une conférence de presse à Kinshasa.

Les enquêteurs «établiront qui est responsable» et infligeront des sanctions, a-t-il juré.

L’enquête d’un an menée par la Fondation Thomson Reuters et l’organisation de presse The New Humanitarian a recueilli le témoignage de plus de 50 femmes.

Ils ont dit avoir été soumis à des propositions sexuelles, forcés d’avoir des relations sexuelles en échange d’un emploi ou avoir vu leur contrat résilié lorsqu’ils ont refusé.

L’OMS et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont promis chacune de mener leur propre enquête.

En plus de l’enquête menée par les autorités de la RDC, «nous avons contacté l’OMS, qui va organiser une enquête internationale car la plupart des personnes impliquées dans ce type d’exploitation sexuelle sont des employés internationaux», a déclaré Longondo.

Il a ajouté qu’il avait également contacté le fonds des Nations Unies pour l’enfance, l’UNICEF.

Longondo a également déclaré que le gouvernement lancerait une enquête séparée sur les employés de nationalité RD Congo «afin de prévenir ce genre de comportement» lors de la dernière épidémie d’Ebola, dans le nord-ouest du vaste pays.

«Nous poursuivrons immédiatement toute personne arrêtée», a promis le ministre.

Cinquante personnes sont mortes de la maladie dans la province de l’Équateur depuis juin.

L’épidémie de 2018-2020, centrée de manière écrasante au Nord-Kivu, a fait 2287 morts.

Il s’agissait du deuxième bilan le plus élevé en 44 ans d’histoire d’Ebola, devancé seulement par une épidémie dans trois pays d’Afrique de l’Ouest entre 2013 et 2016 qui a causé 11000 décès.

Environ un milliard de dollars ont été dépensés pour faire reculer l’épidémie, attirant des travailleurs étrangers bien nantis dans une région profondément pauvre.

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