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Les rivaux libyens en guerre signent un “ cessez-le-feu permanent ” à l’échelle nationale lors d’une cérémonie à l’ONU

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Les parties belligérantes de la Libye ont signé un accord pour “un cessez-le-feu permanent dans toutes les régions de la Libye”, a déclaré vendredi la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) dans un message sur Facebook.

Après une médiation menée par l’envoyée de l’ONU Stephanie Turco Williams cette semaine, la Commission militaire mixte 5 + 5 a atteint ce que les Nations Unies ont appelé un «tournant important vers la paix et la stabilité en Libye».

D’autres détails n’étaient pas immédiatement disponibles, mais la vidéo en direct de la cérémonie de signature à Genève a été diffusée sur Facebook.

La Libye est divisée entre un gouvernement soutenu par l’ONU dans la capitale, Tripoli, et des autorités rivales basées à l’est. Les deux parties sont soutenues par un éventail de milices locales ainsi que par des puissances régionales et étrangères. Le pays a été plongé dans le chaos après le soulèvement soutenu par l’OTAN en 2011 qui a renversé et tué le dictateur de longue date Mouammar Kadhafi.

«Le chemin vers un accord de cessez-le-feu permanent était souvent long et difficile», a déclaré Williams vendredi, notant qu’il y a «beaucoup de travail» à faire dans les semaines à venir pour mettre en œuvre les engagements. Elle a exprimé l’espoir que l’accord réussira «à mettre fin aux souffrances des Libyens et à permettre aux personnes déplacées par le conflit de rentrer chez elles».

Mercredi, Williams avait déclaré que les deux factions belligérantes s’étaient entendues sur des questions qui «avaient un impact direct sur la vie et le bien-être du peuple libyen», citant des accords sur les routes en plein air et terrestres dans le pays, pour travailler à atténuer la rhétorique incendiaire dans les médias libyens et à aider à relancer l’industrie pétrolière vitale de la Libye.

Le mois dernier, les deux parties ont conclu des accords préliminaires pour échanger des prisonniers et ouvrir le transit à travers le territoire divisé du pays. Cette percée a également accompagné la reprise de la production pétrolière après un blocus de plusieurs mois par de puissantes tribus alliées à Khalifa Haftar, commandant de l’Armée nationale libyenne (ANL) basée à l’est.

Les forces de Haftar ont lancé une offensive en avril 2019 pour capturer Tripoli, siège du gouvernement d’union nationale (GNA) soutenu par l’ONU dans l’ouest du pays. Mais sa campagne s’est effondrée en juin.

Les combats se sont depuis calmés au milieu de la pression internationale exercée des deux côtés pour éviter une attaque contre la ville stratégique de Syrte, porte d’entrée des principaux terminaux d’exportation de pétrole de la Libye.

(FRANCE 24 avec AP, REUTERS)

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