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Le président camerounais déclare le jour de deuil des victimes d’attaques scolaires

Le président camerounais Paul Biya s’exprime lors du sommet régional sur la sécurité sur la menace de Boko Haram à la sécurité africaine à Abuja, le 14 mai 2016. Les puissances régionales et occidentales ont été invitées à faire plus pour mettre fin à la menace de Boko Haram, alors que l’ONU a exprimé sa préoccupation au sujet de sa liens avec le groupe État islamique et la menace des militants à la sécurité africaine. / AFP / PIUS UTOMI EKPEI (Le crédit photo doit se lire PIUS UTOMI EKPEI / AFP / Getty Images)
PHOTO DE DOSSIER: Le président camerounais Paul Biya s’exprime lors d’un événement passé. (Crédit photo PIUS UTOMI EKPEI / AFP / Getty Images)

Le président camerounais Paul Biya a déclaré samedi jour de deuil national en l’honneur des victimes d’un attentat mortel dans une école du sud-ouest du pays.

La semaine dernière, des assaillants armés de fusils et de machettes ont tué au moins huit enfants lors d’un raid contre une école de Kumba, selon les Nations Unies. L’attaque, décrite comme l’une des pires de la région à ce jour, a également fait au moins douze autres blessés.

Aucun groupe n’a revendiqué la responsabilité de l’attaque qui a suscité une condamnation généralisée de la part des dirigeants locaux et internationaux.

«Le samedi 31 octobre 2020, est déclaré jour de deuil national à la mémoire des victimes de l’attaque, le 24 octobre 2020, du complexe scolaire de l’Académie bilingue Mère Francisca International à Fiango, Kumba, Division meme», un décret signé Biya a lu en partie.

“Le drapeau national doit flotter en berne toute la journée sur tout le territoire national”, a-t-il ajouté.

Le Cameroun est en proie à des manifestations et à des violences depuis 2016 alors que les habitants des régions anglophones se disent marginalisés depuis plusieurs années par le gouvernement central et la majorité francophone.

Les deux régions anglophones, les provinces du sud-ouest et du nord-ouest, sont devenues l’épicentre du conflit impliquant des militants séparatistes qui ont pris pour cible l’armée et exigé la fermeture des bureaux du gouvernement local et des écoles.

Au fil du temps, le mouvement s’est radicalisé et les séparatistes ont renommé les régions la République d’Ambazonie, qui n’a jamais été reconnue internationalement.

Le conflit a fait plus de 3000 morts et contraint plus de 700000 personnes à fuir leurs maisons depuis 2017.

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