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Au moins cinq morts dans les affrontements électoraux en Côte d’Ivoire: des responsables

ABIDJAN, CÔTE D’IVOIRE – 28 SEPTEMBRE: les forces de sécurité prennent des mesures alors que les membres du parti d’opposition à Abidjan se rassemblent pour protester contre la presse qu’ils ne sont pas inclus dans la presse pour le rassemblement de l’élection présidentielle, en Côte d’Ivoire, le 28 septembre 2015 (photo de Cyrille BAH / Agence Anadolu / Getty Images)
PHOTO DE DOSSIER: Les forces de sécurité prennent des mesures alors que les membres du parti d’opposition à Abidjan se rassemblent pour protester. (Photo par Cyrille BAH / Agence Anadolu / Getty Images)

Au moins cinq personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans de violents affrontements le jour du scrutin en Côte d’Ivoire, selon des responsables, alors que l’opposition à la candidature controversée du président Alassane Ouattara pour un troisième mandat se poursuivait.

Selon le maire de la ville de Tiebissou, située au centre du pays, quatre personnes ont été tuées et 27 autres ont été blessées par balles et machettes. Un responsable du gouvernement, qui a recherché l’anonymat, a déclaré qu’une autre personne avait été tuée dans la ville de Niable.

«De jeunes hommes armés des villages environnants… ont tiré sur les autres jeunes», a déclaré Koffi.

Les rues de la capitale commerciale Abidjan étaient calmes dimanche, comme le jour du scrutin, plusieurs personnes étant restées à l’intérieur par crainte de violences. Certains avaient déjà quitté la ville pour des villages de province avant le vote.

Cependant, certains bastions de l’opposition dans le centre du pays ont connu des affrontements mineurs samedi.

Les affrontements ont ravivé les souvenirs de l’élection de 2010 qui a été remportée par Ouattara mais qui a abouti à l’éclatement d’une courte guerre civile qui a tué 3 000 personnes lorsque son prédécesseur Laurent Gbagbo a refusé de démissionner.

Les candidats de l’opposition du pays, Pascal Affi N’Guessan et Henri Konan Bedie, ont appelé les électeurs à boycotter l’élection, une décision qui devrait donner une victoire à Ouattara, mais pourrait affaiblir sa légitimité au cours d’un troisième mandat.

Les détracteurs d’Ouattara soutiennent qu’il viole la loi en se présentant à nouveau à des élections parce que la constitution limite les présidents à deux mandats et nuit aux gains économiques durement gagnés du pays.

Ouattara, pour sa part, affirme que l’adoption d’une nouvelle constitution en 2016 lui a permis de reprendre son mandat.

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