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Le président camerounais demande que les assaillants des écoles soient traduits en justice

Le président camerounais Paul Biya s’exprime lors du sommet régional sur la sécurité sur la menace de Boko Haram à la sécurité africaine à Abuja, le 14 mai 2016. Les puissances régionales et occidentales ont été invitées à faire davantage pour mettre fin à la menace de Boko Haram, alors que les liens avec le groupe État islamique et la menace des militants pour la sécurité africaine. / AFP / PIUS UTOMI EKPEI (Le crédit photo doit se lire PIUS UTOMI EKPEI / AFP / Getty Images)
PHOTO DE DOSSIER: Le président camerounais Paul Biya s’exprime lors d’un événement passé. (Crédit photo PIUS UTOMI EKPEI / AFP / Getty Images)

Le président camerounais Paul Biya a appelé à l’arrestation des personnes à l’origine de l’attentat mortel contre une école du sud-ouest du pays et à faire face à la loi.

La semaine dernière, des assaillants armés de fusils et de machettes ont tué au moins huit enfants lors d’un raid contre une école de Kumba, selon les Nations Unies. L’attaque, décrite comme l’une des pires de la région à ce jour, a également fait au moins douze autres blessés.

Aucun groupe n’a revendiqué la responsabilité de l’attaque qui a suscité une condamnation généralisée de la part des dirigeants locaux et internationaux.

Biya a fait ces remarques samedi alors que la nation observait une journée de deuil national en l’honneur des victimes.

Biya a condamné l’attaque et a demandé que «des mesures appropriées soient prises avec diligence pour garantir que les auteurs de ces actes méprisables soient appréhendés par nos forces de défense et de sécurité et traduits en justice».

Le drapeau national a également été mis en berne toute la journée dans tout le pays.

Le Cameroun est en proie à des manifestations et à des violences depuis 2016 alors que les habitants des régions anglophones se disent marginalisés depuis plusieurs années par le gouvernement central et la majorité francophone.

Les deux régions anglophones, les provinces du sud-ouest et du nord-ouest, sont devenues l’épicentre du conflit impliquant des militants séparatistes qui ont pris pour cible l’armée et exigé la fermeture des bureaux du gouvernement local et des écoles.

Au fil du temps, le mouvement s’est radicalisé et les séparatistes ont renommé les régions la République d’Ambazonie, qui n’a jamais été reconnue internationalement.

Le conflit a fait plus de 3000 morts et contraint plus de 700000 personnes à fuir leur foyer depuis 2017.

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