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Le Premier ministre éthiopien ordonne une “ action militaire ” contre les dirigeants de la région du Tigré après une attaque de base

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed s’adresse aux parlementaires à l’intérieur de la Chambre des représentants du peuple à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 19 avril 2018. Image courtoisie: Reuters / Tiksa Negeri
Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, s’adresse à une conférence de presse dans son bureau d’Addis-Abeba, en Éthiopie, le 25 août 2018. REUTERS / Kumera Gemechu

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a ordonné une action militaire contre le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) à la suite d’une attaque matinale contre une base militaire dans la région nord du Tigré.

Abiy accuse le groupe, qui est également le parti au pouvoir de la région sous le système fédéral éthiopien, d’avoir lancé l’assaut armé et tenté de piller les armes et l’artillerie de la base.

L’installation militaire abrite le Commandement du Nord de l’Éthiopie, qui est stationné dans la région depuis plus de deux décennies.

Le gouvernement central éthiopien accuse les dirigeants de la région d’avoir entraîné et armé des milices irrégulières ces dernières semaines, «en dehors de la structure constitutionnellement mandatée».

Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, Abiy a accusé les dirigeants de la région de diriger des usines textiles pour produire des uniformes de style militaire ressemblant à ceux des soldats érythréens dans le but d’impliquer le voisin de l’Éthiopie dans des provocations organisées contre les résidents.

Le gouvernement fédéral avait fait preuve de patience et de retenue, selon le communiqué, mais l’attaque de ce matin était une «dernière ligne rouge» qui nécessitait une «confrontation militaire» afin de «sauver le pays et la région de la spirale de l’instabilité».

Depuis l’arrivée d’Abiy au pouvoir en 2018, de nombreux hauts responsables tigréens ont été détenus, limogés ou mis à l’écart, dans ce que le gouvernement fédéral décrit comme une répression de la corruption, mais les Tigréens considèrent comme un moyen de réprimer la dissidence.

La population du Tigray représente 5% des 109 millions d’habitants de l’Éthiopie, mais elle est plus riche et plus influente que de nombreuses autres régions plus vastes

Le Premier ministre a exhorté le peuple éthiopien à rester calme et vigilant tout en se tenant aux côtés de l’armée du pays en cette «période critique».

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