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Les rivaux de la Libye entament des pourparlers dirigés par l’ONU pour parvenir à un accord politique

NEW YORK CITY, USA – 23 septembre 2019: le logo de l’ONU sur une porte au siège de l’Organisation des Nations Unies avant la 74e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Valery Sharifulin / TASS (Photo de Valery SharifulinTASS via Getty Images)

Les factions rivales de la Libye ont entamé lundi des pourparlers de paix politique très attendus dans la capitale tunisienne. Les discussions sont organisées par les Nations Unies, dans le but de tracer une feuille de route pour les élections présidentielles et parlementaires.

L’ONU a sélectionné 75 délégués de Libye pour participer au forum de six jours dans un hôtel de Tunis, visant à mettre fin au chaos politique qui a ravagé la nation nord-africaine après le renversement et l’assassinat du dictateur Moammar Kadhafi en 2011.

Le président tunisien Kais Said a assisté à la cérémonie d’ouverture des pourparlers, qualifiant le forum «d’historique à tous égards». Saïd a ajouté que les efforts de l’ONU visent à fixer «des mesures claires et des dates précises» pour parvenir à «une solution pacifique» dans le conflit libyen.

Said a appelé ceux qui mèneront la période de transition à s’abstenir de se présenter aux prochaines élections présidentielles ou législatives.

«Il n’y a pas de place pour diviser la Libye. Certains parlent de l’Est et de l’Ouest, mais le peuple libyen ne fait qu’un », a-t-il déclaré. «La solution est que le peuple libyen retrouve sa pleine souveraineté.»

Stephanie Williams, la plus haute responsable de l’ONU en Libye, a déclaré dimanche soir aux journalistes que les réunions préparatoires avaient été positives.

«La Libye a maintenant une excellente opportunité qui lui permettra de sortir du tunnel du conflit, si tous les interlocuteurs assument leurs responsabilités et respectent leurs engagements à l’issue de ce dialogue», a déclaré Williams.

Mais les initiatives diplomatiques précédentes pour mettre fin au conflit se sont effondrées à plusieurs reprises. Ces derniers pourparlers sont toutefois intervenus sur fond de fortes pressions internationales pour entamer des discussions. Les parties en conflit ont convenu d’un accord de cessez-le-feu négocié par l’ONU le mois dernier à Genève.

Dimanche, le pape François a demandé des prières pour les délégués du forum et pour la paix et la stabilité en Libye.

«Compte tenu de l’importance de l’événement, j’espère vivement qu’en ce moment si délicat, une solution sera trouvée pour les longues souffrances du peuple libyen, et que l’accord récent pour un cessez-le-feu permanent sera respecté et réalisé», François dit aux fidèles sur la place Saint-Pierre.

La Libye, riche en pétrole, est maintenant divisée entre un gouvernement soutenu par l’ONU dans la capitale, Tripoli, et des autorités rivales basées à l’est. Ces côtés sont soutenus par un éventail de milices locales, ainsi que par des puissances régionales et étrangères.

Les forces de l’est de la Libye, dirigées par le commandant Khalifa Hifter, ont lancé une offensive en avril 2019 pour tenter de capturer Tripoli. Sa campagne s’est effondrée en juin lorsque les milices alliées à Tripoli, avec un fort soutien turc, ont pris le dessus.

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