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Les appels mondiaux à l’action sur Cabo Delgado se multiplient

Les dirigeants mondiaux dénoncent la violence dans la province de Cabo Delgado au Mozambique, qui s’est intensifiée depuis une première attaque en octobre 2017, a clairement indiqué que les extrémistes islamiques étaient actifs dans une région où les investissements énergétiques étrangers ont contribué à en faire une cible.

Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a déclaré mardi que son pays était prêt à aider le Mozambique, après des mois d’appels à l’Union africaine, à la Communauté régionale de développement de l’Afrique australe (SADC) et aux États voisins à intervenir.

Dans le même temps, le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a publié une déclaration exprimant son choc face à la «brutalité gratuite» reflétée dans les derniers rapports de massacres dans les villages de la province du nord à la frontière de la Tanzanie.

“Il appelle toutes les parties au conflit à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et des droits de l’homme”, Déclaration de l’ONU m’a dit. Le Secrétaire général réitère l’engagement de l’ONU à continuer d’aider le peuple et le Gouvernement mozambicains à répondre d’urgence aux besoins humanitaires immédiats et aux efforts visant à faire respecter les droits de l’homme, à promouvoir le développement et à empêcher la propagation de l’extrémisme violent. »

Des rapports locaux indiquent que des dizaines de personnes ont été décapitées par des acteurs affiliés à l’État islamique à Muatide plus tôt cette semaine, tandis que des maisons ont été incendiées lors d’une autre attaque à Nanjaba.

«Plus de 50 personnes ont été décapitées, des femmes enlevées, des villages pillés puis incendiés», a déclaré le président français Emmanuel Macron. «Les barbares détournent une religion de paix pour semer la terreur: le terrorisme islamiste est une menace internationale qui appelle une réponse internationale.»

Plus de 355 000 personnes seraient déplacées à l’intérieur du pays à Cabo Delgado et dans les provinces voisines de Nampula et Niassa, à la fin du mois d’octobre, a indiqué l’ONU. Un rapport d’octobre du Mozambique Centre pour l’intégrité publique le bilan global est de plus de 2 000 personnes décédées dans au moins 600 attaques au cours des trois dernières années, la majorité d’entre elles étant des civils.

Image: UNOCHA / OIM

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