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Les extrémistes islamiques du Mozambique accusés de décapitations massives

Région de Cabo Delgado, Mozambique Photo – Fichier

Les informations faisant état de plus de 50 décapitations par les rebelles extrémistes islamiques du Mozambique ont sonné l’alarme internationale face au nouveau niveau de violence dans le nord du pays.

Les meurtres marquent un tournant sanglant dans l’insurrection de trois ans dans la province de Cabo Delgado, provoquant des condamnations de la part du secrétaire général des Nations Unies et du président du Zimbabwe voisin.

Au cours des deux dernières semaines, les extrémistes se sont emparés de neuf villes du district de Muidumbe à Cabo Delgado, étendant leur rayon d’action depuis le port de Mocimboa da Praia, qu’ils détiennent depuis août, selon les médias locaux.

En prenant la ville de Muatide, les insurgés ont établi un centre sur un terrain de football où ils ont décapité plus de 50 personnes, selon Pinnacle News, qui a des correspondants dans toute la province.

Les rebelles ont enlevé 15 garçons subissant des rites d’initiation traditionnels et leurs cinq conseillers. Tous les 20 ont été décapités avec neuf autres personnes, a rapporté Pinnacle le 2 novembre. Les extrémistes ont ensuite coupé la tête de 31 autres personnes, a rapporté Pinnacle le 7 novembre.

Le gouvernement du Mozambique n’a pas confirmé les meurtres, mais Luiz Fernando Lisboa, l’évêque catholique romain de Pemba, la capitale provinciale, a déclaré cette semaine qu’il avait confirmé auprès de plusieurs sources le rapport sur les meurtres des garçons lors de la cérémonie d’initiation.

Il a déclaré qu’il était impossible de dire combien d’entre eux avaient été décapités au total, selon une interview accordée à la chaîne allemande Deutsche Welle.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a été choqué par «la décapitation et l’enlèvement signalés de femmes et d’enfants», a déclaré son porte-parole cette semaine. Il a exhorté les autorités du pays «à mener une enquête sur ces incidents et à demander des comptes aux responsables».

Le président français Emmanuel Macron a dénoncé les violences dans un tweet mercredi. «Plus de 50 personnes ont été décapitées, des femmes kidnappées, des villages pillés puis incendiés. Les barbares détournent une religion de paix pour semer la terreur: le terrorisme islamiste est une menace internationale qui appelle une réponse internationale.

Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a tweeté qu’il était «profondément choqué» par les informations faisant état des décapitations. «Ces actes de barbarie doivent être éradiqués partout où ils se trouvent», a-t-il dit, ajoutant que le Zimbabwe «est prêt à apporter son aide de quelque manière que ce soit».

L’insurrection de trois ans des extrémistes à Cabo Delgado a coûté la vie à plus de 2 200 personnes, selon le projet Armed Conflict Location and Event Data Project.

Plus de 355 000 personnes ont été contraintes de quitter leurs maisons, a déclaré le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU à la fin du mois d’octobre.

Pemba et ses environs sont inondés de familles fuyant la violence. Les agences d’aide internationales, y compris le Programme alimentaire mondial, le Comité international de la Croix-Rouge et Médecins sans frontières s’emploient à fournir de la nourriture et des services d’urgence aux personnes déplacées.

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