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Sept soldats tués dans l’attaque au Burkina Faso

PHOTO DE DOSSIER: Des soldats sécurisent une scène de crime au Burkina Faso. (Photo de NurPhoto / NurPhoto via Getty Images)
PHOTO DE DOSSIER: Des soldats sécurisent une scène de crime au Burkina Faso. (Photo de NurPhoto / NurPhoto via Getty Images)

Sept soldats ont été tués et d’autres blessés ou portés disparus après que leur patrouille ait été prise dans une embuscade dans le nord du Burkina Faso, au centre d’une insurrection jihadiste de cinq ans, ont annoncé jeudi des sources de sécurité.

Les troupes ont été attaquées mercredi entre Tin Akoff et Beldiabe dans la province d’Oudalan, qui borde le Mali et le Niger, a indiqué une source.

«Le bilan provisoire est de sept soldats morts», a déclaré la source, avec d’autres blessés ou portés disparus.

Une autre source a confirmé l’attaque, ajoutant qu’une opération avait été lancée «pour traquer les assaillants» et retrouver les soldats disparus.

Les djihadistes ont commencé à faire des incursions dans le nord du Burkina depuis le Mali voisin en 2015 dans un conflit qui a fait plus de 1200 morts et contraint plus d’un million de personnes à fuir leurs maisons.

L’attaque la plus récente a eu lieu en septembre, lorsque quatre soldats ont été tués.

Le Burkina doit tenir les présidentielles et législatives le 22 novembre.

Le président Roch Marc Christian Kabore, qui cherche un second mandat, a lancé sa campagne la semaine dernière en promettant de restaurer la paix.

Mais ses détracteurs disent qu’il n’a pas réussi à faire face à la menace djihadiste croissante.

Les habitants de près de 1 500 villages sur les quelque 8 000 que compte le pays ne pourront pas participer au vote en raison de l’insurrection.

En septembre, le Parlement a adopté une loi permettant de valider les résultats même si le scrutin n’a pas lieu dans tout le pays.

Le Burkina Faso est l’un des pays les plus pauvres du monde et ses forces armées sont sous-équipées.

L’année dernière, 4 000 personnes sont mortes dans des attaques djihadistes ou des violences ethniques fomentées par l’insurrection au Burkina Faso, au Mali et au Niger, selon l’ONU.

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