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Le chef des droits de l’homme de l’ONU appelle à la protection des civils au Mozambique

LISBONNE, PORTUGAL – 29 AVRIL: La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, prononce une allocution d’ouverture tout en accueillant un débat sur les principales questions relatives aux droits de l’homme dans le pays à ICS – Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa le 29 avril 2019 à Lisbonne, Portugal. Le Dr Bachelet, qui a été président du Chili de 2006 à 2010 et de nouveau de 2014 à 2018, est devenu Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme le 1er septembre 2018 (Photo de Horacio Villalobos # Corbis / Corbis via Getty Images)
PHOTO DE DOSSIER: Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet. (Photo par Horacio Villalobos # Corbis / Corbis via Getty Images)

Vendredi, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a appelé à des mesures urgentes pour protéger les civils dans la province de Cabo Delgado au Mozambique à la suite d’informations faisant état d’une situation des droits de l’homme «de plus en plus alarmante».

Les commentaires de Bachelet font suite à des informations plus tôt cette semaine selon lesquelles des militants islamistes ont tué plus de 50 personnes après avoir attaqué plusieurs villages de la province agitée riche en gaz en l’espace de quelques jours.

Selon les médias locaux, les assaillants ont brûlé un certain nombre de villages et rassemblé des personnes qu’ils avaient capturées dans les forêts voisines sur un terrain de football. Les victimes ont ensuite été décapitées et leurs corps coupés en morceaux. Des femmes et des enfants auraient également été kidnappés pendant cette période.

Bachelet a déclaré que la situation concernait des personnes «désespérées» qui étaient piégées dans des zones touchées par le conflit, avec à peine aucun moyen de survivre, et pour les personnes déplacées à travers la région et au-delà.

«Ceux qui restent ont été privés de produits de première nécessité et risquent d’être tués, abusés sexuellement, kidnappés ou recrutés de force par des groupes armés. Ceux qui fuient peuvent mourir en essayant », a-t-elle ajouté.

«Il est primordial que les autorités de l’État garantissent la protection des civils à l’intérieur et à l’extérieur des zones touchées par le conflit et que les agences humanitaires aient la garantie d’un accès sûr et sans entrave pour fournir une assistance et une protection vitales.»

L’ONU a souligné qu’il y avait eu une augmentation de la violence dans la région au cours des deux dernières semaines avec des meurtres, des enlèvements et des destructions de villages qui auraient eu lieu. Il a toutefois noté que les difficultés d’accès aux zones touchées rendaient extrêmement difficile la vérification de ces rapports.

Bachelet a également appelé à une enquête indépendante et transparente sur les violations présumées des droits de l’homme par les groupes armés et les forces de sécurité.

Les attaques de militants dans la province de Cabo Delgado ont commencé dès 2017, mais leur intensité a augmenté cette année, les insurgés prenant le contrôle de villes importantes pendant de courtes périodes et ciblant des cibles militaires et d’autres cibles clés.

Selon l’ONU, plus de 350 000 personnes ont été déplacées par la violence au cours des trois dernières années.

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