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Le Burundi dit à l’ONU de fermer son bureau local d’ici janvier

Chef de l’ONU Antonio Guterres. (PHOTO / AP)
Chef de l’ONU Antonio Guterres. (PHOTO / AP)

Le Burundi a déclaré au secrétaire général des Nations Unies que le bureau de l’envoyé spécial de l’organisation devait fermer d’ici la fin de l’année.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a récemment demandé que le bureau reste opérationnel pendant un an de plus en raison d’une situation «fragile» dans le pays.

Le bureau de l’envoyé a été créé en 2016 pour suivre les tensions au Burundi, qui avait plongé dans une crise politique un an plus tôt lorsque le président de l’époque Pierre Nkurunziza s’était présenté pour un troisième mandat contesté.

Dans un avis vu par l’AFP et confirmé par un haut diplomate burundais, le ministère des Affaires étrangères a notifié à Guterres «la fermeture formelle et la liquidation du bureau de l’envoyé spécial au Burundi le 31 décembre 2020».

Des responsables de l’ONU à New York ont ​​déclaré à l’AFP que l’organisme n’avait pas l’intention de commenter immédiatement.

L’ONU a cherché à prolonger la mission de l’envoyé d’un an malgré un changement positif de la part du nouveau président Evariste Ndayishimiye, qui a pris ses fonctions après la mort de Nkurunziza en juin, qualifiant la situation au Burundi de toujours «fragile».

Le ministère des Affaires étrangères a répondu en déclarant qu’une «présence politique» onusienne n’était plus «pertinente» étant donné que la situation était désormais «calme et stable» et qu’une récente élection avait conduit à une «transition politique historique».

“Notre décision est souveraine et irrévocable, nous n’avons plus besoin d’un bureau qui nourrit l’idée d’une crise qui n’existe que dans l’esprit de certaines puissances étrangères”, a déclaré à l’AFP une source du ministère.

La source faisait probablement référence à l’Union européenne et aux pays occidentaux.

Un diplomate de l’ONU a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat que la décision du Burundi visait peut-être à «négocier une relation politique plus flexible avec l’ONU».

Dans sa note, le ministère des Affaires étrangères du Burundi a déclaré que «le développement socio-économique est le seul domaine de premier plan qui nécessite une assistance» de l’ONU.

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