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Boko Haram publie une vidéo prétendant montrer des écoliers nigérians enlevés

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Le groupe djihadiste Boko Haram a publié jeudi une vidéo prétendant montrer des écoliers arrêtés lors d’un enlèvement massif dans le nord-ouest du Nigéria la semaine dernière.

Un adolescent désemparé, parlant en anglais et en haoussa dans la vidéo vue par l’AFP, a déclaré qu’il faisait partie des 520 étudiants emmenés par «le gang d’Abou Shekau».

L’adolescent était entouré d’un grand groupe de garçons – certains semblant très jeunes – regroupés sous un arbre, semblant sales et épuisés.

L’assaut de vendredi dernier contre une école rurale de Kankara, dans l’État de Katsina, a été initialement imputé à des criminels, connus sous le nom de bandits, qui terrorisent la région depuis des années.

Mais mardi, Boko Haram a revendiqué la responsabilité du raid, qui s’est déroulé à des centaines de kilomètres (miles) de son bastion dans le nord-est du Nigéria – le berceau d’une insurrection brutale vieille de dix ans.

La vidéo a été publiée avec un enregistrement d’une voix ressemblant à celle du chef insaisissable du groupe, Abubakar Shekau.

Il a réitéré la revendication de responsabilité.

“J’ai déjà publié un audio confirmant que notre peuple faisait le travail de Dieu, mais les gens l’ont nié”, a déclaré la voix. «Voici mes hommes, et vos enfants ont parlé.

Aucune confirmation gouvernementale de la vidéo

La vidéo a été envoyée à l’AFP via le même canal que les messages précédents de Boko Haram.

Des sources de sécurité ont déclaré à l’AFP mercredi que l’opération avait été menée sur les ordres de Boko Haram par un gangster local notoire appelé Awwalun Daudawa, en collaboration avec Idi Minorti et Dankarami, deux autres chefs du crime avec de forts partisans locaux.

Le gouvernement n’a pas immédiatement réagi aux affirmations de Boko Haram, ni confirmé le nombre exact d’enfants disparus.

Deux témoignages de responsables différents ont estimé le nombre d’écoliers à 320 ou 333.

Shekau était à l’origine de l’enlèvement en 2014 de 276 écolières à Chibok, qui a provoqué l’indignation mondiale.

#BringBackOurBoys a commencé à avoir une tendance sur les médias sociaux, en référence à un hashtag similaire après les enlèvements de Chibok.

De petites manifestations pour demander la libération des garçons ont eu lieu jeudi à Katsina ainsi que dans la capitale Abuja.

(AFP)

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