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L’ONU reprend une ville tenue par les rebelles à l’approche des élections en République centrafricaine

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La quatrième plus grande ville de la République centrafricaine, qui a été saisie par les rebelles mardi avant les élections de ce week-end, est aux mains des soldats de la paix des Nations Unies et des forces de sécurité nationales, a indiqué l’ONU.

“La situation à Bambari est sous contrôle”, a déclaré mercredi Abdoulaziz Fall, porte-parole de la mission de maintien de la paix de l’ONU MINUSCA, lors d’une conférence de presse à Bangui, la capitale de la RCA.

“Les civils commencent à rentrer. Les groupes armés ont été repoussés dans la brousse.”

Les attentats faisaient suite aux accusations du gouvernement ce week-end selon lesquelles l’ex-président François Bozize complotait un coup d’État avec des groupes armés avant les élections présidentielles et législatives de dimanche prochain.

A la demande de la RCA, la Russie et le Rwanda ont envoyé “des centaines” de militaires pour soutenir le pays en difficulté, selon le gouvernement, un récit confirmé par ces pays.

Bambari est situé à 380 kilomètres (240 miles) au nord-est de Bangui.

Des membres d’une milice appelée Unité pour la paix en Afrique centrale (UPC) ont envahi la ville mardi après un échange de tirs de deux heures avec la MINUSCA, ont indiqué des sources.

Son maire a déclaré mardi que les civils n’avaient pas été attaqués, mais que le poste de police, la gendarmerie et certaines maisons avaient été saccagés.

La RCA est l’un des pays les plus pauvres et les plus instables du monde, ne connaissant que de rares moments de paix depuis son indépendance de la France en 1960.

Bozize est arrivé au pouvoir lors d’un coup d’État en 2003 avant d’être lui-même renversé en 2013, dans un conflit qui reflétait largement les divisions sectaires de la RCA.

L’ancien général de 74 ans est rentré dans le pays en décembre 2019 après des années d’exil, faisant craindre un retour.

Bozize conserve un large public, en particulier parmi l’ethnie Gbaya, le plus grand du pays, et compte de nombreux partisans dans l’armée.

Il nie les allégations de tentative de coup d’État.

Il a été interdit de se présenter aux élections de dimanche par la plus haute cour de la RCA car il est la cible d’un mandat d’arrêt de 2014 pour meurtre et torture présumés et est sous les sanctions de l’ONU.

Son absence a fait du sortant, Faustin-Archange Touadera, 63 ans, le leader incontesté dans le peloton de 17 candidats à la présidentielle.

Mais le gouvernement de Touadera reste faible et les forces armées sont mal équipées et peu formées et restent fortement dépendantes de la MINUSCA.

Malgré un accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés en février 2019, le pays reste ravagé par la violence.

Les milices dominent les deux tiers du territoire, tirant des revenus de l’exploitation minière et des paiements forcés aux barrages routiers et sur les commerçants.

Des milliers de personnes sont décédées au cours des sept dernières années et près d’un quart de la population de 4,7 millions d’habitants a fui leur foyer.

(AFP)

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