News

Des groupes rebelles déclarent un cessez-le-feu à l’approche des élections

Publié le:

Une coalition rebelle qui a combattu le gouvernement en République centrafricaine a déclaré qu’elle observerait un cessez-le-feu unilatéral à l’approche des élections de dimanche.

Un communiqué publié par la Coalition des patriotes pour le changement (PCC), qui a lancé une offensive contre le gouvernement vendredi dernier, a déclaré qu’un “cessez-le-feu unilatéral de 72 heures … sera observé dans tout le pays par les troupes de combat de tous les patriotes”.

La déclaration, datée de mercredi, a été confirmée jeudi à l’AFP comme authentique par deux des six groupes du PCC.

La création du PCC a été annoncée le 19 décembre par des groupes armés qui ont accusé le président Faustin Archange Touadera, qui cherche un second mandat, d’avoir tenté de fixer les élections du 27 décembre.

Ses éléments sont certains des groupes armés qui contrôlent la majeure partie du territoire du pays appauvri.

Au cours du week-end, le gouvernement a accusé le prédécesseur évincé de Touadera, François Bozize, d’avoir comploté avec les milices et d’avoir tenté de faire un coup d’État.

Des groupes armés ont cherché à avancer sur les routes principales vers Bangui, mais ont été arrêtés, selon la force de maintien de la paix de l’ONU MINUSCA.

Les affrontements qui avaient éclaté dans plusieurs zones se sont arrêtés jeudi, ont indiqué des ONG et l’ONU.

Les élections présidentielles et législatives de dimanche sont considérées comme un test clé de la capacité du pays déchiré par les conflits à retrouver la stabilité.

La déclaration du PCC a été confirmée par deux groupes armés – le 3R et le Front populaire pour la renaissance de l’Afrique centrale (FPRC).

Le communiqué a appelé le gouvernement à “observer également un cessez-le-feu sur la même période” et a exhorté Touadera – le leader du vote – à “suspendre les élections, dont les conditions d’une bonne organisation n’ont jamais été bonnes”.

Le porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui a rejeté le document qui, selon lui, n’était “pas signé”.

“C’est un cessez-le-feu unilatéral, un non-événement, et nous n’avons pas vu ces gens arrêter ce qu’ils font”, a-t-il déclaré à l’AFP.

Riche en minéraux mais classé deuxième pays le plus pauvre du monde selon l’indice de développement humain, la RCA est chroniquement instable depuis son indépendance il y a 60 ans.

Une guerre civile a éclaté en mars 2013 lorsque des rebelles majoritairement musulmans d’une coalition appelée Séléka ont pris d’assaut la capitale et expulsé Bozize, un chrétien et ancien général qui avait pris le pouvoir une décennie plus tôt.

D’autres groupes, notamment des chrétiens et des animistes, ont alors organisé leurs propres milices, faisant craindre un génocide selon des lignes sectaires.

La France a envoyé quelque 2 000 soldats sous mandat de l’ONU.

En 2014, l’ONU a envoyé sa propre mission, la MINUSCA, et en 2016, des élections ont eu lieu, remportées par Touadera, un technocrate formé en France et au Cameroun.

Depuis 2013, des milliers de personnes sont mortes et plus d’un quart de la population de 4,9 millions d’habitants a fui leur foyer.

(AFP)

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page