Health

Pour les vaccins Covid-19, certains sont trop riches et trop pauvres

Les pays pauvres et à revenu intermédiaire, largement incapables de rivaliser sur le marché libre, s’appuient sur un système complexe de partage de vaccins appelé Covax. En collaboration avec des organisations internationales de santé, Covax a été conçu pour éviter les inégalités d’un marché libre pour tous. Mais ses accords sont assortis de conditions et les défenseurs de la santé remettent en question sa transparence et sa responsabilité.

D’ici le milieu de l’année prochaine, les responsables sud-africains espèrent obtenir leurs premières doses de vaccin sous Covax, alors même qu’ils négocient pour acheter des fournitures supplémentaires auprès des fabricants de médicaments. Mais dans un pays où les propriétés de luxe sont isolées des vastes villages de squatters, beaucoup s’attendent à ce que les vaccins les plus récents restent un privilège pour les résidents qui peuvent payer de leur poche ou par le biais d’une assurance complémentaire – un programme qui profite de manière disproportionnée aux Blancs.

«Vous pourrez entrer dans votre pharmacie privée locale et payer quelques centaines de rands (environ 15 dollars) et dire:« Frappez-moi bébé »», a déclaré François Venter, chercheur à l’Université du Witwatersrand à Johannesburg.

La meilleure chance pour de nombreux Sud-Africains de se faire vacciner de sitôt est de se porter volontaire pour un essai clinique et de tester des vaccins non éprouvés sur leur corps. Mais cet arrangement a soulevé des questions éthiques.

Premièrement, des pays comme l’Afrique du Sud, qui soutient les essais de quatre fabricants de médicaments, devraient-ils se voir garantir des doses si les essais réussissent? Le gouvernement n’a pas reçu une telle garantie. Et en tout cas, un tel arrangement serait éthiquement obscur, car il punirait les pays qui participent à des procès infructueux.

Ce mois-ci, alors que la Grande-Bretagne se préparait à commencer sa campagne de vaccination, des dizaines de personnes ont marché de leurs cabanes dans le canton de Masiphumelele, au sud de Cape Town, aux portes de la Desmond Tutu Health Foundation.

Ils ont attendu à l’extérieur pendant des heures, à l’ombre d’un gommier, pour avoir la chance de s’inscrire à un essai clinique du vaccin Johnson & Johnson.

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