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Les “ brûleurs de la frontière ” tunisiens, en quête d’Europe à Sfax

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Cette semaine marque le dixième anniversaire de la fuite de l’homme fort déchu Zine al-Abidine Ben Ali, la première à tomber alors que le printemps arabe de 2011 s’est installé en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Mais depuis 2017, le nombre de ceux qui arrivent illégalement en Italie depuis la Tunisie a fortement augmenté. Marre d’attendre que la révolution leur profite financièrement chez eux, certains risquent tout pour tenter de rejoindre l’Europe. FRANCE 24 vous présente le deuxième volet d’une série de quatre reportages cette semaine en Tunisie, une décennie après l’aube du printemps arabe.

Dans la ville portuaire tunisienne de Sfax, les soi-disant «harragas», littéralement «brûleurs de frontière», sont prêts à tout pour rejoindre l’Europe, tentant plusieurs fois le dangereux voyage si nécessaire. L’un a déclaré à FRANCE 24: «Dans mon pays, je suis presque mort. Je suis à peine en vie, donc je n’ai pas peur de la mort». Sfax est un endroit stratégique, a-t-il expliqué, le point le plus proche de l’île italienne de Lampedusa. Les jeunes de Sfax se regroupent régulièrement pour acheter un passage à un passeur.

Un passeur tunisien a déclaré à FRANCE 24 qu’il n’avait pas le choix. Il dit qu’il lui faudrait 20 ans pour gagner 5 000 dinars en Tunisie, alors qu’un seul voyage de contrebande peut lui rapporter 15 000 dinars.

Karim Yahiaoui et Mohamed Farhat de FRANCE 24 ont ce rapport de Sfax, exprimé par Peter O’Brien. Pour regarder, cliquez sur le lecteur vidéo ci-dessus.

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