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Diary Sow, étudiante sénégalaise portée disparue à Paris, serait retrouvée

PARIS – Une étudiante sénégalaise renommée qui a disparu sans un mot à Paris au début du mois, déclenchant une vague d’inquiétude, se serait révélée, mais le mystère entourant sa disparition est, s’il en est, plus profond que jamais.

Des responsables sénégalais en France ont déclaré que l’étudiant, Diary Sow, avait été retrouvé «sain et sauf». Et un ministre du gouvernement sénégalais a publié une lettre d’excuses qu’il a décrite comme la sienne dans laquelle Mme Sow a déclaré qu’elle avait disparu d’elle-même.

Mais l’étudiant n’a pas encore été vu en public. Et les procureurs français – qui avaient ouvert une enquête mais se seraient appuyés contre une explication de délit – ont refusé de commenter.

Quant à la famille de Mme Sow au Sénégal, elle a dit qu’elle ne savait tout simplement pas quoi penser. Ils n’ont pas encore entendu parler de la jeune femme, selon son oncle, Ibrahima Sow.

La disparition de Mme Sow, 20 ans, a suscité une grande attention au Sénégal, où le président l’a un jour décrite comme «la fierté de toute une nation», et en France, où elle étudiait dans l’une des écoles les plus prestigieuses du pays.

Mais lundi, le consulat sénégalais à Paris a déclaré dans un communiqué qu’elle était indemne et en compagnie de Serigne Mbaye Thiam, un ministre sénégalais que les responsables ont qualifié de «parrain», ou tuteur.

“Les autorités diplomatiques et consulaires sénégalaises en France remercient le gouvernement français pour son aide efficace, ainsi que l’ensemble de la communauté sénégalaise en France, en particulier ses étudiants, pour leur mobilisation”, indique le communiqué.

La semaine dernière, M. Thiam a publié des extraits de la lettre attribuée à Mme Sow sur Twitter, et a déclaré qu’il communiquait avec elle depuis plusieurs jours. Mais la lettre a soulevé presque autant de questions qu’elle a répondu.

«Ceux qui cherchent une explication rationnelle à ce que j’ai fait seront déçus, car il n’y en a pas», a écrit Mme Sow, selon M. Thiam, bien que la lettre fasse également allusion à ce qu’elle a appelé une «quête profonde».

En tant qu’étudiante au Sénégal, Mme Sow est arrivée première aux concours du lycée. Elle a rencontré le président. Elle a obtenu une bourse pour étudier au Lycée Louis-le-Grand, une école d’élite parisienne qui ouvre les portes des meilleures écoles de commerce, de sciences et d’ingénieurs de France. Elle a publié un roman et a eu une suite sur les réseaux sociaux.

Ainsi, lorsque Mme Sow a été portée disparue, cela a été un coup dur à la fois pour ceux qui la connaissaient et pour ceux qui l’avaient admirée de loin, dans son pays d’Afrique de l’Ouest et en France. Lorsqu’elle ne s’est pas présentée aux cours après les vacances d’hiver, son école a sonné l’alarme auprès des autorités sénégalaises à Paris, qui ont informé la police.

Dans la lettre qui prétend provenir de Mme Sow, elle dit qu’elle est partie parce qu’elle avait besoin de «faire une petite pause pour retrouver mes esprits». Elle a dit qu’elle était «terriblement, profondément désolée» pour la douleur qu’elle avait causée et impliquait qu’elle retournerait à Paris et à l’école.

«Contrairement à ce que les gens semblent penser, je n’abandonne pas la vie que j’avais avant», écrit-elle.

La lettre n’a pas pu être vérifiée indépendamment, mais en un post sur Twitter la semaine dernière, le consulat sénégalais a déclaré que ses enquêtes confirmaient une partie du récit de M. Thiam: que Mme Sow était partie volontairement et qu’elle était en bonne santé et en sécurité. Ambassade du Sénégal à Paris dit la même chose.

Aurélien Breeden rapporté de Paris, et Ruth Maclean de Dakar, Sénégal. Mady Camara ont contribué au reportage de Mbour, Sénégal, et Aida Alami de Dakar.

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