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L’Algérie libère des dizaines d’activistes suite aux grâces présidentielles

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L’Algérie a libéré vendredi une douzaine de militants du mouvement de protestation “Hirak” de prison, le premier lot libéré sous la grâce présidentielle délivrée avant le deuxième anniversaire d’un soulèvement populaire.

Un jour après que le président algérien Abdelmadjid Tebboune a dissous la chambre basse du parlement et appelé à des élections législatives anticipées, le Comité national pour la libération des prisonniers (CNLD), un groupe de défense des droits, a annoncé vendredi la libération de dizaines de prisonniers dans un geste d’apaisement à le mouvement de protestation “Hirak”.

Le «Hirak», qui signifie «mouvement» en arabe, a balayé l’ancien homme fort Abdelaziz Bouteflika du pouvoir en 2019, mais a continué après sa chute.

Dans son discours jeudi soir, Tebboune a déclaré qu’environ 55 à 60 membres du Hirak bénéficieraient d’une amnistie, leur libération devant commencer immédiatement.

Environ 70 personnes sont actuellement en prison pour leurs liens avec le mouvement Hirak ou toute autre activité politique pacifique de l’opposition, selon le CNLD.

Beaucoup d’entre eux ont été arrêtés pour avoir publié des messages anti-gouvernementaux sur les réseaux sociaux.

La présidence a déclaré que la grâce couvrirait “les auteurs de crimes liés aux technologies de l’information et de la communication”.

Jubilation en dehors des prisons

Vendredi, des journalistes et des familles se sont rassemblés pour attendre la libération des prisonniers devant la prison de Kolea, une ville située à 20 kilomètres à l’ouest de la capitale Alger.

Parmi les prisonniers détenus à Kolea se trouve le journaliste Khaled Drareni, condamné à deux ans de prison en septembre, et qui est devenu un symbole de la lutte pour la liberté de la presse en Algérie.

L’initiative de Tebboune intervient à la veille du deuxième anniversaire du Hirak le 22 février, exigeant une refonte en profondeur du système au pouvoir en place depuis l’indépendance de l’Algérie de la France en 1962.

Le mouvement de protestation sans précédent n’a suspendu ses rassemblements qu’en mars de l’année dernière, alors que le nouveau coronavirus atteignait le pays d’Afrique du Nord.

L’Algérie est confrontée à des crises politiques et économiques, la pandémie ajoutant aux malheurs d’une économie dépendante du pétrole.

Mardi, des milliers d’Algériens se sont rassemblés dans la ville du nord de Kherrata, où la première grande manifestation a éclaté en 2019 contre la candidature de Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel.

Les manifestants ont réclamé “la chute du régime” et “la libération des prisonniers d’opinion”.

(FRANCE 24 avec AFP)

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