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L’ancien président centrafricain Bozizé reprend l’alliance rebelle

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L’ancien président centrafricain François Bozizé a pris en charge une alliance rebelle visant à renverser le gouvernement central, a déclaré dimanche le porte-parole du groupe.

Bozizé a pris le pouvoir dans l’ancienne colonie française en 2003 et a été évincé une décennie plus tard, un acte qui a déclenché une guerre civile de type sectaire.

Le gouvernement l’a accusé d’être à l’origine d’une offensive ratée contre le président Faustin Archange Touadera en décembre.

Le porte-parole de Bozizé, Serge Bozanga, a confirmé dimanche à l’AFP qu’il avait accepté en février de devenir «coordinateur général» de la soi-disant Coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui a tenté de bloquer la réélection de Touadera, pour voir leur offensive repoussée.

Bozanga a confirmé l’authenticité d’un document daté du 18 février déclarant que Bozizé avait accepté «l’appel» à la direction du PCC.

La coalition a réuni six des groupes armés qui contrôlent une grande partie du pays à la mi-décembre pour lancer l’offensive contre Touadera, un peu plus d’une semaine avant les élections présidentielles et législatives.

Bozizé, qui a exprimé son soutien au PCC en décembre tout en exhortant au boycott des élections, a nié les allégations de diriger le groupe.

Le 4 janvier, le gouvernement a lancé une enquête à son encontre pour «rébellion».

Face à une force de maintien de la paix de l’ONU de 12 000 hommes ainsi qu’à des centaines de soldats et paramilitaires russes et rwandais déployés fin décembre, les rebelles sont en retraite depuis qu’une attaque du 13 janvier contre la capitale Bangui a été déjouée.

Le gouvernement alléguait avoir agi de concert avec Bozizé.

La Cour constitutionnelle avait auparavant bloqué la candidature de Bozizé à l’élection présidentielle de décembre, au motif qu’il était sous les sanctions de l’ONU pour son soutien présumé à des milices tenues pour responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis pendant le conflit de 2013-14.

Touadera a été réélu au premier tour du scrutin, selon les chiffres officiels, mais le taux de participation n’a été que de 35% car de nombreux électeurs n’ont pas pu voter.

Bozizé a fui à l’étranger après avoir été renversé en 2013.

Il est revenu à la fin de 2019, alimentant les craintes que la nation en difficulté ne soit à nouveau plongée dans un conflit à part entière.

La RCA sans littoral est l’une des nations les plus pauvres du monde et a connu une série de coups d’État et de guerres depuis qu’elle a obtenu son indépendance de la France en 1960.

La violence reste endémique dans un pays où les deux tiers du territoire sont contrôlés par des milices.

Des milliers de personnes sont mortes en RCA depuis 2013 et plus d’un quart de la population de 4,9 millions d’habitants a fui leur foyer.

Sur ce nombre, 675 000 sont des réfugiés dans les pays voisins.

(AFP)

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