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La région orientale de la Libye cède le pouvoir au gouvernement intérimaire soutenu par l’ONU

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L’administration orientale de la Libye a officiellement remis mardi le pouvoir à un nouvel exécutif censé unifier le pays déchiré par la guerre et le diriger vers des élections à la fin de cette année.

Le gouvernement d’unité nationale (GNU), sélectionné dans le cadre d’un processus soutenu par l’ONU, est la dernière tentative soutenue au niveau international pour mettre fin à une décennie de chaos dans la nation nord-africaine et unir les administrations rivales.

Dirigé par le Premier ministre par intérim Abdul Hamid Dbeibah, le GNU remplace à la fois le gouvernement d’accord national (GNA) basé à Tripoli et un cabinet parallèle basé dans la région de Cyrénaïque et non reconnu par la communauté internationale.

La région clé de l’est a été sous le contrôle de facto des forces de l’homme fort militaire Khalifa Haftar.

La passation du pouvoir mardi a eu lieu au siège du gouvernement parallèle de l’Est, dirigé jusqu’à présent par Abdallah al-Thani, dans la deuxième ville de Libye, Benghazi.

Hussein Attiya al-Gotrani, l’un des deux vice-premiers ministres de Dbeibah, et plusieurs ministres venus de la capitale Tripoli, dont le ministre de l’Intérieur Khaled Mazen, représentaient le GNU, a déclaré un correspondant de l’AFP.

«La période de division est terminée», a déclaré Gotrani cité par les médias locaux. «Le Gouvernement d’unité nationale est au service de tous les Libyens, quelle que soit leur région.»

La France rouvre son ambassade

Plus tard mardi, le président Emmanuel Macron a déclaré que la France rouvrirait son ambassade dans la capitale libyenne la semaine prochaine.

“A partir de lundi, notre ambassade à Tripoli rouvrira et notre ambassadeur pourra rentrer sur votre territoire”, a-t-il déclaré au président en visite du conseil de la présidence libyenne, Mohamed al-Manfi, à Paris.

L’ambassade était officiellement fermée depuis juillet 2014.

“Je veux ici vous montrer tout mon soutien et celui de la France aux nouvelles autorités unifiées libyennes issues du processus de transition”, a déclaré Macron.

«Nous avons une dette envers la Libye et les Libyens pour une décennie de désordre», a-t-il dit, ajoutant que la stabilité régionale serait impossible sans la paix en Libye.

La Libye est tombée dans le conflit après que le dictateur Mouammar Kadhafi a été renversé et tué lors d’un soulèvement soutenu par l’OTAN en 2011, avec un ensemble de forces luttant pour combler le vide.

Dbeibah a prêté serment la semaine dernière après que le Parlement a approuvé son cabinet dans une décision saluée par les principaux dirigeants et les puissances étrangères comme «historique».

D’autres pays, dont l’Égypte et Malte, ont également annoncé leur intention de rouvrir des ambassades à Tripoli.

L’exécutif par intérim est confronté à des défis de taille pour unifier les institutions du pays, mettre fin à une décennie de combats marquée par l’ingérence internationale et se préparer aux élections du 24 décembre.

La passation de pouvoir mardi est intervenue une semaine après que Fayez al-Sarraj, le chef sortant du GNA basé à l’ouest, ait officiellement cédé le pouvoir à la nouvelle administration d’unité.

Sarraj et son GNA reconnu par l’ONU n’avaient jamais obtenu le soutien des autorités basées à l’Est.

Strongman Haftar n’a pas officiellement participé aux négociations politiques.

(AFP)

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