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Le Premier ministre soudanais exhorte ses homologues égyptiens et éthiopiens à assister au sommet sur le différend sur le barrage du Nil

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Dans une interview accordée à FRANCE 24, le Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok a déclaré qu’il avait appelé à un sommet avec les Premiers ministres égyptien et éthiopien pour “sortir de l’impasse” sur le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne. Les discussions sur la question sont actuellement dans une impasse et il a exhorté ses homologues à répondre favorablement à son offre. Le Premier ministre soudanais a déclaré que le projet de l’Ethiopie de remplir le barrage “unilatéralement” en juillet rendait une résolution du différend d’autant plus urgente.

Le Premier ministre soudanais a écarté tout risque d’affrontement militaire sur la question mais a promis de demander au Conseil de sécurité de l’ONU de le reprendre si nécessaire.

Hamdok a également exprimé l’espoir que les tensions à la frontière du Soudan avec l’Éthiopie seraient résolues de manière pacifique.

En ce qui concerne la normalisation des relations avec Israël, Hamdok a déclaré que cette décision faisait partie du “processus” de ramener le Soudan dans la communauté internationale. Il a souligné que la décision des États-Unis de retirer le Soudan de la liste des terroristes était un “changeur de jeu” et il n’a pas exclu une visite en Israël.

Interrogé sur l’ancien dirigeant soudanais Omar al-Bashir, qui a été renversé il y a deux ans, Hamdok a déclaré que son pays parlait à la Cour pénale internationale et que la remise de Bashir à la Cour faisait partie de ces discussions. Il a souligné qu’il était important pour les victimes de voir justice rendue.

Hamdok a déclaré qu’il espérait que les récentes violences au Darfour occidental, au cours desquelles plus de 130 personnes ont été tuées, s’atténueraient grâce à l’envoi de forces de sécurité supplémentaires dans la région.

Il a admis que s’il y avait parfois des tensions entre son cabinet civil et l’armée, il était convaincu que le «modèle soudanais» allait inaugurer un régime véritablement démocratique.

Enfin, il a exprimé l’espoir qu’une conférence des donateurs qui se tiendrait à Paris le 17 mai permettrait une remise de dette “importante” et attirerait de nouveaux investissements au Soudan.

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