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Le procureur en chef sortant de la CPI déclare que le transfert de Bashir du Soudan est “une possibilité”

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Fatou Bensouda, la procureure en chef de la Cour pénale internationale (CPI), est sur le point de quitter son poste après neuf ans de mandat. Dans une interview accordée à FRANCE 24 depuis La Haye, elle a déclaré que le transfert du président sundanais déchu Omar el-Béchir à la CPI dans un avenir proche était “une possibilité”. Bensouda a qualifié les sanctions qui lui ont été imposées par l’administration Trump l’année dernière, qui ont ensuite été levées par l’administration Biden, de “moment difficile et malheureux” pour elle et le tribunal.

A quelques jours de la fin de son mandat de procureur en chef, Bensouda a salué sa récente visite au Soudan comme “historique” après des années de paralysie sur la question pour la CPI. Elle a déclaré avoir enfin pu rencontrer des victimes au Darfour et avoir discuté avec les autorités de transition de la situation de plusieurs responsables mis en examen par la Cour. Elle a déclaré que le transfert de l’ancien président Omar el-Béchir à la CPI dans un avenir proche était “une possibilité”.

Cependant, Bensouda a refusé de reconnaître que l’acquittement de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo était un échec pour la CPI, soulignant que sa principale priorité était de rendre justice aux victimes. Elle a souligné que les enquêtes sur le camp pro-Ouattara étaient toujours en cours, avançaient bien et que des annonces seraient bientôt faites. Elle a nié l’idée qu’il s’agissait simplement pour elle d’un moyen d’éviter les critiques selon lesquelles son bureau ne s’était attaqué qu’au camp pro-Gbagbo.

Le procureur en chef de la CPI a déclaré que les récentes violences à Gaza faisaient également l’objet d’une enquête active, d’autant plus que son bureau avait déjà ouvert une enquête formelle sur les violences dans la région en mars.

Bensouda a également indiqué que son bureau était sur le point de décider d’ouvrir ou non une enquête sur les crimes présumés commis par le régime vénézuélien.

Enfin, elle a qualifié les sanctions qui lui ont été imposées par l’administration Trump l’année dernière de “moment difficile et malheureux” pour elle et le tribunal. Elle a salué la levée des sanctions par l’administration Biden et salué la perspective d’un réengagement avec les Etats-Unis “basé sur le respect mutuel”.

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