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Un soldat tué dans une attaque en Côte d’Ivoire

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Un soldat a été tué lors d’une attaque dans le nord-est de la Côte d’Ivoire, près de la frontière avec le Burkina Faso, touché par les djihadistes, a annoncé mardi l’armée.

Des “individus armés” ont attaqué lundi soir le village de Tougbo dans le district de Bouna, a indiqué l’état-major des forces armées dans un communiqué.

Un soldat ivoirien a succombé à ses blessures, a-t-il précisé, citant un bilan provisoire.

“Un détachement pré-déployé des forces armées a répondu immédiatement et a repoussé l’ennemi”, indique le communiqué. « Il n’y a pas eu de victimes civiles.

Les troupes effectuaient un ratissage de la zone avec l’aide de renforts, a-t-il déclaré.

L’attaque, la quatrième cette année, fait suite aux avertissements d’experts en sécurité selon lesquels la sanglante insurrection djihadiste au Sahel pourrait s’étendre vers le sud jusqu’aux pays du golfe de Guinée.

Le 29 mars, des dizaines d’islamistes présumés ont tué trois membres des forces de sécurité ivoiriennes lors d’une double attaque à la frontière avec le Burkina.

Trois “terroristes” ont été tués et quatre ont été arrêtés, a indiqué l’armée.

Le 12 avril, un véhicule de gendarmerie circulant dans la même zone a été touché par un engin explosif improvisé, mais sans faire de victimes, lors de la première attaque à l’EEI connue sur le sol ivoirien.

Et le 21 avril, des hommes armés ont attaqué une base militaire près du centre économique de la Côte d’Ivoire, Abidjan, blessant un soldat.

Trois assaillants ont été tués et un quatrième blessé et une dizaine de personnes ont été arrêtées, selon les médias officiels.

La Côte d’Ivoire a été touchée pour la première fois lors d’une attaque djihadiste en mars 2016, lorsque 19 personnes sont mortes lors d’un raid à Grand-Bassam, une station balnéaire près d’Abidjan.

En juin 2020, 14 soldats ont été tués lors d’une attaque à Kafolo imputée aux djihadistes.

L’expansion au Sahel craint

Plusieurs attaques ont été déjouées grâce à des dénonciations partagées entre les services de renseignement français, malien, burkinabè et ivoirien, selon des sources sécuritaires ivoiriennes et françaises.

L’insurrection au Sahel a éclaté dans le nord du Mali en 2012 avant de s’étendre au Niger et au Burkina Faso en 2015.

Le Burkina Faso est sous le choc de son attaque la plus sanglante à ce jour.

Au moins 132 personnes sont mortes – 160, selon des sources locales – lorsque des hommes armés à moto ont attaqué dans la nuit de vendredi le village de Solhan, près de la frontière avec le Mali et le Niger.

Plus de 3 300 personnes, pour la plupart des enfants, ont depuis fui la région, a annoncé mardi l’agence des Nations Unies pour les réfugiés.

Les experts s’inquiètent depuis longtemps d’une extension vers le sud de l’insurrection aux pays côtiers du golfe de Guinée.

Dans un rare commentaire public, le chef du renseignement extérieur français, Bernard Emie, a déclaré en février que la branche sahélienne d’al-Qaïda visait la Côte d’Ivoire et le Bénin.

La dernière attaque est intervenue avant l’inauguration jeudi de l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme, ou AILCT dans ses initiales françaises.

L’école, basée à Jacqueville près d’Abidjan, dispensera une formation spécialisée dans la lutte contre le terrorisme aux responsables de la sécurité dans les pays vulnérables d’Afrique de l’Ouest.

La France fait partie des pays qui financent l’institution.

(AFP)

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