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Trois militaires ivoiriens tués après que leur véhicule a heurté un engin explosif

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Deux soldats et un policier ont été tués lorsque leur véhicule a heurté un engin explosif dans le nord-est de la Côte d’Ivoire, près de la frontière avec le Burkina Faso, a annoncé dimanche l’armée.

Le chef d’état-major de l’armée, le général Lassina Doumbia, a indiqué que vers 19H00 (19H00 GMT) samedi une patrouille de reconnaissance “a fait l’objet d’une attaque complexe” dans la région agitée.

“C’était une embuscade à l’aide d’un engin explosif improvisé qui a fait exploser l’un des véhicules”, a-t-il déclaré dans un communiqué.

“La réponse du détachement a permis de sécuriser la zone et de porter assistance aux blessés”, a-t-il déclaré, ajoutant que trois personnes avaient été tuées et quatre blessées.

Le chef d’état-major a également rassuré la population que les forces de défense et de sécurité “continueraient à agir pour leur protection” et les a appelées à coopérer.

Une source sécuritaire avait précédemment indiqué à l’AFP que trois personnes avaient été tuées dans l’embuscade, survenue une semaine après qu’une autre attaque de présumés djihadistes avait tué un soldat ivoirien dans la ville de Tougbo à quelques kilomètres de la frontière.

Cela survient également deux jours seulement après que la Côte d’Ivoire et la France ont inauguré une académie de lutte contre le terrorisme près d’Abidjan destinée à renforcer la capacité de la région du Sahel à contrer une menace djihadiste généralisée.

Des experts en sécurité ont averti que la sanglante insurrection djihadiste de la région pourrait se propager vers le sud jusqu’aux pays du golfe de Guinée.

Il s’agissait de la quatrième attaque dans la région ouest-africaine en un peu plus de deux mois.

La dernière vague d’agressions remonte à mars, lorsque des dizaines d’islamistes présumés ont tué trois membres des forces de sécurité ivoiriennes lors d’un double raid sur des positions de l’armée près de la frontière avec le Burkina.

“Trois terroristes” ont été tués et quatre ont été arrêtés, a indiqué l’armée.

Ces attaques ont été imputées aux djihadistes actifs au Burkina Faso, ainsi qu’au Mali et au Niger voisins.

tirage français

L’insurrection sahélienne a éclaté dans le nord du Mali en 2012 avant de s’étendre au Niger et au Burkina Faso en 2015.

La Côte d’Ivoire a été touchée pour la première fois lors d’une attaque djihadiste en mars 2016, lorsque 19 personnes sont mortes lors d’un raid à Grand-Bassam, une station balnéaire près d’Abidjan.

En juin 2020, 14 soldats ont été tués dans une attaque contre Kafolo.

“Le nord de la Côte d’Ivoire, le long de la frontière avec le Burkina Faso, est sous la botte des groupes djihadistes. Cette région constitue un aspect sécuritaire important pour l’Etat ivoirien”, a récemment déclaré à l’AFP l’expert ivoirien antiterroriste Lassina Diarra.

Jeudi, le Premier ministre ivoirien Patrick Achi et le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian ont assisté à l’inauguration officielle de l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme aux portes d’Abidjan.

Le ministre ivoirien de la Défense, Tene Birahima Ouattara, a déclaré que l’académie serait “un point focal de compétence régionale dans la lutte antiterroriste au profit de la stabilité de nos Etats et de la sécurité de nos populations”.

Ancienne puissance coloniale, la France joue déjà un rôle stratégique dans la région avec une présence militaire de 5 100 hommes à la tête de l’opération Barkhane.

Mais le président français Emmanuel Macron a annoncé jeudi un retrait de troupes et un nouveau groupe de travail international, promettant “une transformation profonde de notre présence militaire au Sahel”.

Les détails du retrait n’ont pas encore été rendus publics, mais Macron a déclaré que plusieurs centaines de soldats français resteraient dans la région dans le cadre de la soi-disant groupe de travail international Takuba.

(AFP)

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