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Le Maroc poursuit Amnesty International, une ONG française pour diffamation

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Le Maroc a déposé des plaintes en diffamation contre Amnesty International et une ONG française qui affirment que ses services de renseignement ont utilisé le logiciel espion de téléphonie mobile Pegasus contre des dizaines de journalistes français, ont déclaré jeudi les avocats du gouvernement.

Les procureurs de Paris ont ouvert leur propre enquête cette semaine sur les allégations d’Amnesty et du média français à but non lucratif Forbidden Stories, révélées par des médias tels que le Washington Post et le quotidien français Le Monde.

Ils sont basés sur une liste divulguée de 50 000 numéros de téléphone prétendument ciblés par le programme de surveillance des téléphones portables Pegasus du groupe israélien NSO.

“L’Etat marocain (…) veut que toute la lumière soit faite sur ces fausses allégations de ces deux organisations, qui font des réclamations sans aucune preuve concrète ou démonstrative”, a déclaré l’avocat Olivier Baratelli dans un communiqué.

Une première audience est prévue le 8 octobre à Paris, même si un procès pourrait ne pas s’ouvrir avant deux ans.

Le téléphone du roi du Maroc Mohammed VI et ceux d’autres membres de la famille royale figurent également sur la liste des numéros identifiés comme cibles potentielles de Pegasus par les services de renseignement marocains, a rapporté Radio France mardi.

Analyse: la diffamation française du Maroc constitue une distraction de la prétendue surveillance intérieure


Le président français Emmanuel Macron a convoqué jeudi une réunion urgente sur la sécurité nationale pour discuter des informations sur l’utilisation de Pegasus en France.

Des preuves d’une tentative de piratage ont été trouvées sur le téléphone de l’ancien ministre de l’Environnement et proche allié de Macron, François de Rugy, la tentative étant prétendument originaire du Maroc.

Le Maroc a démenti ces allégations, affirmant cette semaine qu’il “n’a jamais acquis de logiciel informatique pour infiltrer les appareils de communication”.

Son gouvernement “n’entend pas laisser impunis les multiples mensonges et fake news diffusés ces derniers jours”, a déclaré Baratelli.

(AFP)

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