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La Russie bloque l’extension de la mission de l’ONU en Libye, selon des sources diplomatiques

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La Russie a bloqué le Conseil de sécurité sur le renouvellement d’un an de la mission politique des Nations Unies en Libye, menaçant l’unité internationale avant l’élection présidentielle du 24 décembre, ont indiqué mardi des sources diplomatiques.

Moscou, qui dispose d’un droit de veto, n’a pas approuvé le libellé d’une résolution rédigée par la Grande-Bretagne sur le retrait des troupes étrangères et des mercenaires de Libye ainsi que sur le rôle de l’envoyé de l’ONU dans ce pays d’Afrique du Nord, ont indiqué les sources.

Le mandat de la mission de l’ONU expire mercredi soir, et le Conseil de sécurité prévoyait de voter dans la matinée sur un simple “renouvellement technique” jusqu’à la fin du mois afin de “résoudre les problèmes” d’ici là, a indiqué un diplomate s’exprimant sous réserve de anonymat.

Interrogée, la mission diplomatique russe auprès de l’ONU a refusé de commenter, citant les négociations en cours.

Lors du dernier débat du Conseil de sécurité sur la Libye, la Russie a insisté pour que tout retrait de troupes étrangères soit géré de manière à ne pas compromettre l’équilibre des pouvoirs dans le pays.

La Libye a été en proie à la violence et aux troubles politiques à la suite du soulèvement soutenu par l’OTAN en 2011 qui a renversé le dictateur Mouammar Kadhafi.

Ces dernières années, le pays riche en pétrole a été divisé entre deux administrations rivales soutenues par des puissances étrangères et une myriade de milices. L’homme fort de l’Est Khalifa Haftar a été soutenu par la Russie.

Après que les forces de Haftar ont été mises en déroute de l’ouest du pays l’année dernière, les deux camps ont signé un cessez-le-feu à Genève en octobre.

Une administration intérimaire a été mise en place en mars de cette année pour préparer les élections présidentielles et parlementaires du 24 décembre.

Mais les divisions ont rapidement refait surface, faisant craindre que les élections n’aient lieu.

Dans un récent rapport, les Nations Unies ont également recommandé qu’une seule personne dirige sa mission dans le pays.

En 2020, les États-Unis ont imposé un double leadership, contre l’avis des 14 autres membres du Conseil de sécurité : un émissaire à Genève, le Slovaque Jan Kubis, et un coordinateur basé dans la capitale libyenne, le Zimbabwéen Raisedon Zenenga.

L’ONU recommande de n’avoir qu’un seul émissaire basé à Tripoli, comme c’était le cas par le passé.

(AFP)

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