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Le président somalien suspend les pouvoirs exécutifs du Premier ministre dans une escalade

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Le président somalien a déclaré jeudi qu’il avait retiré les pouvoirs exécutifs du Premier ministre, la dernière tournure d’une querelle qui a plongé le pays dans une profonde crise politique.

La décision du président Mohamed Abdullahi Mohamed, connue sous le nom de Farmajo, est intervenue malgré les efforts des politiciens somaliens pour désamorcer les tensions avec le Premier ministre Mohamed Hussein Roble.

“Le Premier ministre a violé la constitution de transition, de sorte que ses pouvoirs exécutifs lui sont retirés (…) en particulier ses pouvoirs de destitution et de nomination des responsables, jusqu’à la fin des élections”, a déclaré le bureau du président dans un communiqué.

Le différend entre le président et le Premier ministre somalien, théoriquement sur une enquête pour meurtre, marque une escalade de mois de tension entre eux dans la nation de la Corne de l’Afrique déchirée par des attaques militantes et des rivalités claniques.

Les deux hommes se sont opposés à des embauches et à des licenciements dans les agences de sécurité somaliennes dans un conflit qui a fait craindre pour la stabilité du pays alors qu’il lutte pour organiser des élections longtemps retardées et tenir une insurrection islamiste à distance.

La lutte pour le pouvoir est devenue publique la semaine dernière lorsque Roble a limogé le chef du renseignement somalien pour sa gestion d’une enquête très médiatisée sur la disparition d’un jeune agent.

Farmajo a annulé le Premier ministre, nommant le responsable du renseignement largué comme son conseiller à la sécurité nationale.

La dispute a menacé de mettre en péril un processus électoral déjà fragile.

Le mandat du Premier ministre prolongé

Le mandat de quatre ans de Farmajo a expiré en février, mais a été prolongé par le Parlement en avril, déclenchant des combats meurtriers à Mogadiscio, certains rivaux le considérant comme une prise de pouvoir flagrante.

Roble a concocté un nouveau calendrier pour un vote, mais le processus a pris du retard et, la semaine dernière, il a accusé Farmajo d’essayer de lui réclamer des “responsabilités électorales et de sécurité”.

La Mission d’assistance des Nations Unies en Somalie a exhorté les deux dirigeants à cesser les querelles et à se concentrer sur les élections.

Les analystes disent que l’impasse électorale a détourné l’attention des problèmes plus vastes de la Somalie, notamment la violente insurrection d’Al Shabaab.

Les analystes disent que l’impasse électorale a détourné l’attention des problèmes plus vastes de la Somalie, notamment la violente insurrection d’Al Shabaab. Les alliés d’Al-Qaïda ont été chassés de Mogadiscio il y a dix ans, mais conservent le contrôle de pans entiers de la campagne et continuent de mener des attaques meurtrières.

(FRANCE 24 avec AFP et REUTERS)

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