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Des milliers de Tunisiens se mobilisent contre l’emprise croissante du président Saied sur le pouvoir

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Environ 2 000 Tunisiens se sont rassemblés dimanche dans la capitale pour protester contre les récentes mesures prises par le président Kais Saied pour resserrer son emprise sur le pouvoir, le qualifiant de “coup d’Etat”.

Saied, qui a limogé le 25 juillet le Premier ministre Hichem Mechichi, suspendu le Parlement et s’est octroyé des pouvoirs judiciaires, a également annoncé mercredi des “mesures exceptionnelles” lui permettant de gouverner par décret.

Des manifestants brandissant le drapeau tunisien se sont rassemblés dimanche devant le théâtre municipal de Tunis, bien avant le début prévu de la manifestation à 11H00 GMT, et ont scandé des slogans en faveur de la charte nationale de 2014.

“Constitution, liberté et dignité nationale”, ont scandé les manifestants majoritairement masculins, réclamant également “l’unité nationale contre le populisme” et appelant à la “fin du régime de Kais Saied”.

Les forces de sécurité se sont déployées en grand nombre le long de l’avenue Bourguiba, qui traverse le cœur de la capitale, avec des blindés, des fourgons de police et des barrières métalliques mises en place pour contrôler l’accès aux différents quartiers.

Le président a pris le pouvoir le 25 juillet après des mois d’impasse politique et en pleine pandémie de Covid, ce qui a encore aggravé les difficultés économiques et sociales du pays.

De grandes foules ont applaudi son mouvement à l’époque dans tout le pays, mais l’ambiance était hostile lors de la plus petite manifestation à Tunis dimanche.

Certains ont crié “Sortez, sortez”, reprenant le slogan des manifestations qui ont débuté en décembre 2010 et ont culminé avec la démission du Tunisien Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier 2011 après 24 ans au pouvoir.

Une vingtaine d’organisations mondiales et tunisiennes de défense des droits humains ont condamné samedi la “prise de pouvoir” de Saied et l’ont qualifiée de “première étape vers l’autoritarisme”.

Les signataires de la déclaration comprenaient la section tunisienne d’Amnesty International, Human Rights Watch, la Commission internationale de juristes et le Réseau tunisien pour la justice transitionnelle.

(AFP)

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