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Les vols d’évacuation des migrants reprennent en Libye

L’ONU a annoncé vendredi avoir repris les vols d’évacuation humanitaire pour les migrants bloqués en Libye après que les autorités les ont suspendus pendant plusieurs mois. Cette annonce intervient après une répression massive des migrants par les forces de sécurité libyennes.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) de l’ONU a déclaré dans un communiqué qu’elle avait évacué jeudi 127 personnes vers la Gambie de la ville libyenne de Misrata. Il a indiqué que les migrants gambiens faisaient partie des milliers d’autres qui attendent de rentrer chez eux grâce au programme de retour volontaire de l’organisation.

Des vols d’évacuation pour les migrants ont été opérés sporadiquement au milieu du conflit libyen et ont été périodiquement suspendus en raison des combats. La dernière suspension est venue du ministère de l’Intérieur du pays le 8 août, selon l’OIM.

La Libye a été plongée dans la tourmente par le soulèvement de 2011 soutenu par l’OTAN qui a renversé et tué le dictateur de longue date Mouammar Kadhafi. La nation nord-africaine est depuis devenue une route populaire, bien qu’extrêmement dangereuse, vers l’Europe pour ceux qui fuient la pauvreté et la guerre civile en Afrique et au Moyen-Orient. Beaucoup sont partis pour l’Italie entassés par des trafiquants dans des bateaux en mauvais état.

Plus tôt ce mois-ci, les autorités libyennes ont lancé une répression massive contre les migrants dans la ville côtière de l’ouest de Gargaresh, détenant plus de 5 000 personnes en quelques jours. En réponse, beaucoup se sont tournés vers un centre communautaire géré par le bureau de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés dans la ville voisine de Tripoli, campant à l’extérieur et demandant à être évacués.

Vendredi, l’agence pour les réfugiés du HCR a déclaré qu’il restait encore 3 000 personnes vulnérables à l’extérieur de son centre communautaire par crainte de raids gouvernementaux. L’agence a déclaré qu’elle avait suspendu les opérations du centre pour des raisons de sécurité, mais qu’elle était toujours en mesure d’offrir certaines dispositions limitées aux migrants. Il s’est félicité de la reprise des vols humanitaires, mais a également appelé le gouvernement à répondre d’urgence aux besoins des demandeurs d’asile et des réfugiés d’une « manière humaine et fondée sur les droits », en particulier ceux qui ne peuvent pas retourner dans leur pays d’origine.

Les migrants détenus en Libye ont été détenus dans des centres de détention surpeuplés où la torture, les agressions sexuelles et autres abus sont monnaie courante. Des enquêteurs mandatés par l’ONU ont déclaré le 4 octobre que les abus et les mauvais traitements infligés aux migrants en Libye pourraient constituer des crimes contre l’humanité.

L’agence des migrations gère des vols d’évacuation pour ceux qui souhaitent rentrer chez eux depuis 2015 et a depuis renvoyé quelque 53 000 migrants. Le programme reçoit un financement de l’Union européenne et du Fonds pour les migrations du ministère italien des Affaires étrangères, selon le communiqué de l’OIM.

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