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Les chefs du coup d’État maliens exhortés à libérer les responsables restants du gouvernement déchu

PHOTO DE DOSSIER: les soldats maliens sont accueillis par des manifestants à leur arrivée sur la place de l’indépendance. / AFP

Les putschistes maliens ont été exhortés à libérer les hauts responsables gouvernementaux qui sont restés en détention depuis le 18 août, date à laquelle le président Ibrahim Boubacar Keita a été destitué par l’armée.

Alioune Tine, un expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Mali, a appelé à la libération inconditionnelle des responsables.

Selon le bureau des droits de l’homme de l’ONU (HCDH), au moins 13 personnes, parmi les 18 arrêtées par les putschistes le 18 août, sont toujours en détention, dont l’ancien Premier ministre du pays, Boubou Cissé.

Le président déchu Keita a été détenu pendant 10 jours, les militaires justifiant cette décision en disant que c’était nécessaire pour sa propre sécurité. Il a été transporté aux EAU pour y être soigné après sa libération.

«Il n’y a aucune base légale pour la détention de l’ancien Premier ministre, de l’ancien président de l’Assemblée nationale et d’autres anciens fonctionnaires maliens arrêtés lors du coup d’État», a déclaré Tine.

«J’appelle le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) à se conformer aux obligations internationales du Mali en matière de droits humains… toute personne arrêtée lors du coup d’État doit être libérée immédiatement et sans condition.»

Plus tôt cette semaine, l’ancien ministre de la Défense du Mali et colonel à la retraite Bah Ndaw a été annoncé comme président du nouveau gouvernement de transition du pays.

Ndaw sera au pouvoir pendant 18 mois avant de tenir des élections et de ramener le Mali à un régime civil.

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