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Bah Ndaw: le Mali jurera en chef intérimaire civil après le coup

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légendeBah Ndaw (C) avec les leaders de la junte, le Col Assimi Goita (à gauche) et le Col Malick Diaw (à droite) jeudi

Le nouveau président du Mali doit prêter serment, cinq semaines après le renversement d’Ibrahim Boubacar Keïta.

L’ancien ministre de la Défense Bah Ndaw, 70 ans, a été choisi par le chef du coup d’État, le colonel Assimi Goita, pour diriger un gouvernement de transition jusqu’aux élections, qui sont attendues dans 18 mois.

Le Col Goita sera son vice-président.

La nomination d’un président civil était une condition pour le groupe régional ouest-africain, Ecowas, pour lever les sanctions qu’il a imposées après le coup d’État.

Les stocks de marchandises s’épuisent dans la capitale, Bamako, où les entreprises espèrent une annonce d’Ecowas après l’inauguration.

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Qui dirigera vraiment le Mali?

Par Mayeni Jones, correspondante pour l’Afrique de l’Ouest

Une chose qui n’est pas claire, c’est dans quelle mesure Bah Ndaw sera en mesure de donner les coups après son assermentation.

Il a été choisi parce qu’il était très respecté, tant dans l’armée que par le grand public. On dit aussi qu’il s’entend bien avec le col Assimi Goita.

La représentation d’un front unifié sera au cœur du succès du mandat de M. Ndaw et de son vice-président. Toute perception que le président par intérim n’est pas vraiment aux commandes pourrait conduire à une nouvelle pression internationale sur la junte.

Les chefs d’État ouest-africains craignent que le coup d’État au Mali ne conduise à d’autres soulèvements dans une région qui doit faire face à plusieurs élections dans les mois à venir.

Les membres de la coalition d’opposition M5-RFP, qui a organisé des manifestations de masse contre le chef déchu, suivront également de près, s’étant déjà sentis mis à l’écart dans le processus de nomination d’un remplaçant.

Les 18 prochains mois seront cruciaux pour déterminer à quel point le Mali se rapproche de la démocratie.

Pourquoi y a-t-il eu un coup d’État?

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a été renversé le 18 août à la suite de manifestations de masse contre son pouvoir contre la corruption, la mauvaise gestion de l’économie et un différend sur les élections législatives.

droit d’auteur d’imageAFP

légendeDes milliers de personnes ont assisté à des rassemblements de masse appelés par la coalition d’opposition M5-RFP appelant à la démission du président

Le Mali est également aux prises avec une violence islamiste intense, avec des milliers de soldats français, africains et onusiens basés dans le pays pour lutter contre les militants.

Le coup d’État a suscité une condamnation internationale, mais il a été bien accueilli par de nombreux Maliens.

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