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Le président guinéen appelle à des élections pacifiques

Le président guinéen Alpha Condé salue ses partisans le 8 octobre 2015 lors d’une campagne électorale présidentielle à Conakry. L’économie guinéenne s’effondre après des mois de rassemblements massifs provoqués par les craintes de la candidature du président Conte à un troisième mandat. PHOTO | CELLOU BINANI | AFP
Le président guinéen Alpha Condé salue les partisans le 8 octobre 2015 lors d’une campagne électorale présidentielle à Conakry. PHOTO | CELLOU BINANI | AFP

Le président guinéen Alpha Condé a exhorté samedi ses partisans à ne pas se laisser entraîner dans la violence, alors que les tensions politiques s’intensifient avant les élections de ce mois-ci dans l’État d’Afrique de l’Ouest.

S’adressant aux partisans enthousiastes de la capitale Conakry, Condé a suggéré que les avertissements de violence dans le pays pauvre équivalaient à des provocations de l’opposition.

“Il n’y aura jamais de guerre en Guinée”, a déclaré Condé, après avoir expliqué qu’il pensait que l’opposition prévoyait de déclarer la victoire mais de se réfugier dans une ambassade, “pensant qu’il y aura une guerre”.

«Vous ne prenez pas le pouvoir avec le sang. Vous ne prenez pas le pouvoir en détruisant des véhicules. Vous ne prenez pas le pouvoir en provoquant les autres », a déclaré le président, exhortant les électeurs à ne pas recourir à la violence.

Les électeurs se rendent aux urnes le 18 octobre en Guinée, où Condé cherche un troisième mandat présidentiel controversé.

Le président de 82 ans a poussé à travers un référendum constitutionnel cette année qui a remis à zéro la limite de deux mandats présidentiels.

Conde a également récemment été critiqué pour avoir attisé les tensions ethniques dans le pays de quelque 13 millions d’habitants, ce qui, selon les opposants, pourrait déclencher des violences.

Dans un discours prononcé le mois dernier en langue malinké, Condé a déclaré aux électeurs que soutenir un candidat de l’opposition malinké revenait à voter pour son principal opposant Cellou Dalein Diallo.

La politique guinéenne s’inspire principalement de critères ethniques. Le parti du président Condé est largement soutenu par le peuple malinké et l’UFDG de Diallo par le peuple peul, bien que les deux insistent sur le fait qu’ils sont pluralistes.

Samedi, Conde a apparemment frappé Diallo, disant à ses partisans que l’opposition guinéenne avait été «faite» par l’ancien autocrate Lansana Conte.

Diallo est un ancien Premier ministre qui a servi sous Conte.

La campagne électorale de la Guinée a déjà été entachée de violences.

Un homme a été abattu lors d’affrontements dans le centre de la Guinée, un bastion de l’opposition, mercredi, par exemple.

Ce meurtre fait également suite à la mort de dizaines de manifestants contre un troisième mandat de Condé, à partir d’octobre de l’année dernière.

Bien qu’il ait déclaré samedi qu’il n’y aurait jamais de guerre en Guinée, Condé lui-même a comparé son combat contre l’opposition à une guerre dans un discours le mois dernier.

«Cette élection n’est pas qu’une élection, c’est comme si nous étions en guerre», avait-il dit.

Ancien militant de l’opposition, Condé est devenu le premier président démocratiquement élu de Guinée en 2010, et a été réélu cinq ans plus tard.

Des groupes de défense des droits l’ont cependant accusé de s’orienter vers l’autoritarisme.

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