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Le Mali libère plus de djihadistes, stimulant le scénario de libération d’otages

Un deuxième groupe de jihadistes a été libéré au Mali, ont indiqué mardi des sources, renforçant les spéculations selon lesquelles un travailleur caritatif français et un homme politique malien détenus par les insurgés pourraient être libérés dans le cadre d’un échange.

Une trentaine de «prisonniers djihadistes ont été libérés» tard lundi et tôt mardi «et ont été transportés vers le nord», a déclaré une source sécuritaire malienne.

“C’est à voir avec la libération de l’otage Soumaila Cissé et de la Française Sophie Petronin”, a déclaré la source, s’exprimant sous couvert d’anonymat.

Plus de 100 rebelles présumés ou condamnés ont été libérés ce week-end, a déclaré lundi un responsable en charge des négociations.

Ils ont été relâchés dans la région centrale de Niono et dans la région nord de Tessalit après leur arrivée par avion.

Cissé, un ancien chef de l’opposition de 70 ans et triple candidat à la présidence, a été enlevé le 25 mars alors qu’il faisait campagne dans sa région natale de Niafounke avant les élections législatives.

Petronin, un travailleur caritatif français âgé aujourd’hui de 75 ans, a été enlevé par des hommes armés le 24 décembre 2016 dans la ville de Gao, au nord du pays. Elle est la dernière ressortissante française prise en otage au monde.

Son fils, Sébastien Chadaud, qui vit en Suisse, s’est envolé pour Paris mardi «et devrait être à Bamako (la capitale malienne) en début d’après-midi», a déclaré à l’AFP le neveu de Petronin, Lionel Granouillac.

«Il s’y est rendu de sa propre initiative. Il est parti ce matin », a déclaré Granouillac, s’exprimant dans le sud-ouest de la France, ajoutant:« Il faut être très prudent »sur le résultat.

La dernière vidéo dans laquelle Petronin est apparue a été reçue en juin 2018. Elle semblait fatiguée et émaciée et a demandé l’aide du président français Emmanuel Macron.

Dans une autre vidéo de novembre 2018, dans laquelle elle n’est pas apparue, ses ravisseurs ont déclaré que sa santé s’était détériorée.

Les autorités maliennes soupçonnent un groupe lié à Al-Qaïda dans le centre du Mali dirigé par le militant religieux Amadou Koufa en est responsable.

«Nous faisons tout pour avoir de bonnes nouvelles. Ils (les négociateurs) sont dans la brousse (le désert) depuis hier. Nous attendons », a déclaré à l’AFP un responsable de Tessalit proche des médiateurs.

Un responsable de la ville de Tombouctou, dans le nord du pays, a déclaré que «le problème est que les deux otages ne sont pas au même endroit. Ils doivent être réunis pour être libérés. »

Le Mali est en proie à une double crise.

Une insurrection jihadiste de huit ans qui a commencé dans le nord du pays s’est depuis propagée au centre fragile du pays et secoue maintenant le Burkina Faso et le Niger voisins.

Le pays est également au lendemain d’un coup d’État militaire qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keita le 18 août.

L’ancien dirigeant colonial du Mali, la France, a 5100 soldats déployés dans la région du Sahel dans le cadre de son opération anti-jihadiste Barkhane.

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