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14 soldats nigérians tués dans une attaque de base: sources militaires

Des djihadistes liés au groupe État islamique ont tué 14 soldats nigérians lors d’une attaque contre une base militaire près de la ville principale du nord-est du Nigéria, ont indiqué samedi des sources militaires.

Deux sources ont déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat que des combattants du groupe État islamique de la Province de l’Afrique de l’Ouest (ISWAP) avaient attaqué la base de Jakana vendredi soir, tirant des mitrailleuses et des grenades propulsées par roquettes.

«Nous avons perdu 14 soldats dans le combat, dont le commandant et un autre officier», a déclaré une source.

Plusieurs autres soldats étaient portés disparus et présumés s’être échappés ou avoir été capturés par les militants, a indiqué la deuxième source qui a donné le même bilan.

Les sources ont demandé à ne pas être identifiées car elles n’étaient pas autorisées à parler.

Les insurgés ont saisi quatre camions équipés de mitrailleuses lors du raid, selon les sources.

Jakana, à 25 kilomètres (15 miles) de la capitale régionale Maiduguri, se trouve sur un itinéraire de croisement connu pour les combattants de l’ISWAP se déplaçant entre leurs camps dans la zone forestière de Benisheikh à Borno et leurs cachettes dans la région de Buni Yadi à Yobe.

Le village et la base ont été attaqués à plusieurs reprises par les combattants djihadistes qui se sont séparés du principal groupe de Boko Haram il y a quatre ans.

Depuis la scission, l’ISWAP a intensifié ses attaques contre des cibles militaires, attaquant des bases et tendant des embuscades aux soldats.

Lundi, l’armée nigériane a lancé une vaste opération militaire contre l’ISWAP dans une zone entre Borno et Yobe qui comprenait Jakana.

Il n’était pas clair si le raid était en réponse à l’offensive militaire.

Vendredi, l’ISWAP a affirmé avoir tué 30 soldats lorsque ses combattants ont repoussé une attaque contre leur position dans le village de Doksa dans le district de Damboa à Borno.

L’AFP n’a pas pu vérifier de manière indépendante cette affirmation, bien qu’une source militaire dans la région ait confirmé qu’il y avait eu des affrontements entre les troupes et les djihadistes dans la région.

Les experts en sécurité affirment que l’ISWAP a étendu son emprise et son influence autour du lac Tchad, une vaste zone marécageuse également partagée par le Niger et le Tchad.

En août, l’ISWAP a enlevé des centaines de personnes qui étaient retournées dans la ville nord-est de Kukawa, dans la région du lac Tchad, des semaines après leur retour après avoir fui leurs maisons pour échapper aux violences dans la région.

Dans d’autres villes de la région, des centaines de personnes ont fui pour échapper à l’extorsion de l’ISWAP. Les jihadistes y ont monté des barrages routiers, saisissant des téléphones portables et de l’argent.

Au moins 36 000 personnes ont été tuées et environ deux millions déplacées dans le conflit islamiste qui a duré une décennie dans le nord-est du Nigéria.

La violence s’est étendue au Niger, au Cameroun et au Tchad voisins, conduisant à la formation d’une force militaire régionale pour combattre les insurgés

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