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Un haut diplomate américain se rend au Sahara occidental à la suite de l’accord Israël-Maroc

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Le plus haut diplomate américain pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient s’est rendu samedi dans la ville de Laâyoune, que le Maroc considère comme la capitale du Sahara occidental, jetant les bases pour que les États-Unis installent un consulat dans le territoire contesté.

L’ambassade américaine à Rabat, la capitale du Maroc, a qualifié la visite du secrétaire d’État adjoint aux Affaires du Proche-Orient David Schenker d ‘«historique».

Les États-Unis ont accepté de reconnaître la revendication du Maroc sur le Sahara occidental dans le cadre d’un accord conçu par Washington pour la normalisation des relations entre le Maroc et Israël. Le président américain Donald Trump a annoncé l’accord le mois dernier.

Schenker a visité le quartier de Laâyoune qui abrite des consulats étrangers et a rencontré le plus haut responsable marocain de la région, ou wali, Abdesslam Bikrat. Le diplomate américain devrait se rendre dimanche à Dakhla, une ville balnéaire avec un port de pêche où la présence officielle américaine au Sahara occidental est susceptible de s’installer au fil du temps.

La visite de Schenker intervient moins de deux semaines avant l’investiture du président élu Joe Biden le 20 janvier, lorsque Trump est officiellement sur le point de quitter ses fonctions.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré dans un communiqué de la veille de Noël que Washington prévoyait initialement d’établir une présence virtuelle au Sahara occidental qui serait gérée depuis l’ambassade des États-Unis au Maroc, axée sur la promotion du développement économique et social.

Un «consulat pleinement opérationnel» suivra, indique le communiqué. Il n’indiquait pas si le poste diplomatique serait à Laayoune ou à Dakhla.

La décision de Washington de reconnaître la revendication du Maroc sur le Sahara occidental, que le royaume d’Afrique du Nord a annexé à l’Espagne en 1975, a constitué un changement de politique majeur. Cette décision a troublé le Front Polisario, une organisation qui a passé des décennies à faire pression pour l’indépendance du territoire, y compris pendant une guerre totale avec le Maroc.

La décision a également déconcerté l’Algérie, voisin du Maroc, où est basé le Front Polisario.

M. Schenker a également visité samedi le siège de la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Sahara occidental, connue sous le nom de Minurso.

Il était en Algérie un jour plus tôt, y réitérant que le plan du Maroc pour l’autonomie du Sahara occidental devrait être le cadre des négociations, a rapporté le site d’information en ligne TSA-Algérie.

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, lui a dit que l’Algérie recherchait «l’impartialité» des États-Unis sur la question, a indiqué l’agence de presse officielle APS citant un communiqué du ministère.

(AP)

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