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Le chef de l’opposition sénégalaise Sonko arrêté sur le chemin du tribunal de Dakar pour faire face à des accusations de viol

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Le chef de l’opposition sénégalaise Ousmane Sonko a été arrêté mercredi à Dakar, la capitale, selon ses avocats, avant sa comparution prévue au tribunal pour faire face à une accusation de viol.

Des centaines de partisans se sont rassemblés dans la ville avant que le joueur de 46 ans ne comparaisse devant un juge pour l’accusation, qui, selon lui, est politiquement motivée.

“Il a été informé de son arrestation pour atteinte à l’ordre public et participation à une manifestation non autorisée”, a déclaré à l’AFP l’un des avocats de Sonko, Cheikh Khouraissy.

Un autre de ses avocats, Etienne Ndione, a confirmé ce récit.

La controverse fait rage Sonko depuis le mois dernier, lorsque les médias sénégalais ont rapporté qu’un employé d’un salon où il était allé se faire masser avait déposé des accusations de viol contre lui.

Le chef de l’opposition a défié le président Macky Sall lors du vote de 2019, terminant finalement troisième d’une course qui a délivré au président sortant un deuxième mandat.

Sonko, le chef du parti Pastef, a nié les accusations et a accusé le président de conspirer pour le destituer avant les élections de 2024.

Il devait comparaître mercredi devant un juge de Dakar pour répondre de l’accusation de viol.

Cependant, un mandat d’arrêt a été émis avant qu’il n’atteigne le palais de justice, a déclaré l’avocat Khouraissy.

Des centaines de partisans de l’opposition avaient suivi son cortège sur le chemin du tribunal, faisant sonner des klaxons de voiture et chantant des chansons traditionnelles, ont vu les journalistes de l’AFP.

Les policiers ont tenté de les disperser en tirant des cartouches de gaz lacrymogène.

L’allégation de viol contre Sonko intervient alors que l’incertitude grandit quant à savoir si Sall, 59 ans, cherchera un troisième mandat.

Les présidents de l’ancienne colonie française d’environ 16 millions d’habitants sont limités à deux mandats consécutifs, mais Sall a lancé une révision constitutionnelle en 2016, soulevant des soupçons qu’il a l’intention de se présenter à nouveau.

D’autres présidents d’Afrique de l’Ouest – comme Alpha Condé de Guinée et Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire – ont utilisé des changements constitutionnels pour remporter des troisièmes mandats.

(AFP)

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