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Des assaillants attaquent les postes de sécurité ivoiriens près de la frontière avec le Burkina

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Les forces de sécurité à la frontière nord de la Côte d’Ivoire avec le Burkina Faso déchiré par les djihadistes ont été attaquées à deux reprises du jour au lendemain, ont annoncé lundi des sources de sécurité et un habitant local, faisant un bilan non confirmé de trois morts.

Un poste de l’armée à Kafolo a été attaqué vers 1h00 du matin, a déclaré un responsable de la sécurité à l’AFP, lors du deuxième raid sur la zone en moins de 10 mois.

Le nombre de victimes et leur identité n’étaient pas clairs, a déclaré le responsable, tandis qu’un habitant local a déclaré que deux personnes avaient été tuées.

“Les assaillants ont été repoussés et une opération militaire est en cours”, a déclaré le quartier général de l’armée à l’AFP, sans plus de détails.

Peu de temps après, un poste de police a été attaqué à Tehini, à l’est de Kafolo, tuant un gendarme, a déclaré un de ses collègues dans la ville de Ferkessedougou.

Quatorze soldats ont été tués lors d’une attaque nocturne à Kafolo le 10 juin de l’année dernière.

Aucun groupe n’a revendiqué la responsabilité de ce raid, bien que les assaillants soient soupçonnés d’être des djihadistes qui ont traversé le Burkina Faso, qui est aux prises avec une insurrection islamiste depuis 2015.

En 2016, 19 personnes ont été tuées dans une attaque djihadiste à Grand-Bassam, une station balnéaire près d’Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire.

Les experts en sécurité préviennent depuis longtemps que la campagne djihadiste au Sahel, qui a éclaté dans le nord du Mali en 2012 avant de se diriger vers le Niger et le Burkina Faso, pourrait s’étendre aux pays de la côte du golfe de Guinée.

Le mois dernier, dans une rare intervention publique, le chef du service de renseignement étranger français Bernard Emie a déclaré que les djihadistes liés à Al-Qaïda travaillaient sur des plans pour étendre leurs attaques au sud du Burkina Faso.

“Ces pays sont eux-mêmes désormais des cibles”, a-t-il déclaré. «Les terroristes financent déjà des hommes qui se déploient en Côte d’Ivoire et au Bénin».

Les services de sécurité français et ivoiriens affirment que plusieurs attaques ont été déjouées grâce à la coopération entre les services de renseignement de Côte d’Ivoire, du Mali, du Burkina Faso et de la France.

Le président Alassane Ouattara, s’adressant à l’AFP lors de sa campagne de réélection en octobre dernier, a déclaré que la Côte d’Ivoire avait renforcé “la protection militaire à la frontière”, avec des renseignements renforcés et des “outils technologiques”.

“Nous avons nettoyé la zone (Kafolo), nous sommes prêts à faire face à toute menace éventuelle”, a-t-il déclaré.

La France dispose de 900 soldats sur une base militaire en Côte d’Ivoire en plus du déploiement de 5100 hommes dans le cadre de l’opération Barkhane, une mission anti-jihadiste lancée au Sahel en 2014.

(AFP)

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